16 janvier 2026
Alors que Paris bouillonne dans la chaleur de juillet, Alma et Joseph sont jetés dans la tornade de la Révolution. Mais Alma doit regagner la Louisiane où son petit frère a été vendu et Joseph ne lâche pas la trace de son trésor. D'une rive à l'autre de l'Atlantique, à Versailles, Londres ou New York, du soulèvement de la France à celui des esclaves de Saint Domingue... le grand combat de la liberté avance. Et le lien se resserre entre Alma et Joseph à mesure que les dangers se dressent autour d'eux. Le dernier volet d'une trilogie éblouissante sur l'esclavage et la quête héroïque de ceux qu'on a perdus.
"C’est le livre que j’emporte avec moi tous les étés. C’est une tentative de capturer l’esprit de l’été et l’esprit de l’enfance en même temps. C’est un grand album illustré à l’aquarelle, avec un peu d’encre et de stylo bille aussi. C’est l’histoire d’un enfant qui part chez ses grands-parents. On y retrouve le minuscule, les petits scarabées, les fourmis, mais aussi les bottes rangées dans l’entrée, les jours de pluie, le soleil, le sable… C’est un très bel album sur l’enfance."
"Flore Vesco est une raconteuse d’histoires qui est une révélation de ces dernières années. De délicieux enfants, mêle ironiquement le double sens du mot délicieux, des enfants qui peuvent être charmants, mais qui peuvent aussi être très bons à manger. C’est un livre sur les contes de fées revisités qui s’adresse aussi aux ados, et qui est magnifiquement écrit. "
"Ce livre de Jacques Roumain m’a beaucoup inspiré pour mon roman Alma. C’est une très belle narration autour du retour d’un jeune haïtien après un long exil à Cuba, et qui découvre la sécheresse. Il part alors à la recherche des sources cachées dans le paysage désolé de son île. La littérature haïtienne et des caraïbes est pour moi un moyen d’essayer de comprendre cette mémoire perdue de toutes les victimes de la traite de l’esclavage. Je pense aussi aux auteurs héritiers comme Aimé Césaire, Toni Morrison… tous les descendants de ce crime contre l’humanité qu’a été l’esclavage. C’est une très belle histoire d’amour. Très belle mais tragique."
"C’est une très belle biographie romancée de Tchekhov par l’immense romancière qu’est Irène Némirovsky. Elle évoque bien entendu Tchekhov, mais elle parle également d’elle, de l’écriture, de la vie. Quelque part, elle parle aussi de moi parce que c’est la force des grands livres de nous tendre un miroir. Je me reconnais à la fois comme auteur de romans, mais aussi comme dramaturge puisque j’ai commencé par écrire des pièces de théâtre."
" Petit clin d'œil à ma saga Alma, les deux tomes qui constituent Révolution forment une somme immense créée par Younn Locard et Florent Grouazel. C’est une folie totale de précisions ! Quand on pense qu’ils dessinent et qu’ils écrivent tous les deux, c’est un numéro à quatre-mains incroyable. C’est d’une richesse folle dans laquelle on se perd comme on se perdrait dans les rues de Paris de l’époque de la révolution de 1789. C’est magnifique. "
"C’est un album que j’ai écouté toute mon enfance. Julos Beaucarne est un chanteur Belge extraordinaire que mes parents écoutaient beaucoup. C’est la chanson française des années soixante dans toute sa splendeur, celle qui mêle la chanson à texte, la comptine, sur cet album il récite même un poème de Victor Hugo. C’est un chanteur qui a peut-être influencé mon écriture."
"Mano Solo, je l’ai découvert à la fin de mon adolescence et ça a été comme un coup de poing. Mano Solo est mort beaucoup trop tôt, il a traversé notre horizon comme une météorite. Les Années sombres est son album qui m’a le plus marqué, avec ses chansons à vif, dans la survie, mais pas complètement désespérées. C’est d’une intensité incroyable."
"Albin De La Simone, c’est le genre de chanteur avec lequel on vieillit, avec lequel on a l’impression de prendre des nouvelles de soi-même quand arrive un nouvel album. J’ai fait sa connaissance autour de l’album Georgia, dont il a été le directeur artistique et une des voix. On a beaucoup tourné ensemble, en Sibérie, à Londres, et même à Paris à la Maison de la poésie. On croisait quelques-unes de ses chansons, notamment celles qui évoquent l’enfance, et des extraits de mon petit livre Neverland. On essayait de remonter les fleuves de la vie pour retrouver les sources de l’enfance."
"Les Feux de la rampe est un film fondateur pour moi. C’est un film bouleversant, un mélodrame absolu. C’est l’histoire de ce vieux clown alcoolique qui, après avoir été une immense vedette, a raté le passage au monde moderne, mais qui sauve du suicide une jeune danseuse et va l’aider à reprendre goût à la vie. La musique de Chaplin aussi est extraordinaire, et le numéro Chaplin-Buster Keaton est mémorable !"
"Les Nuits de Cabiria, c’est le cinéma de Fellini encore assez mélodramatique, trois ans avant La Dolce Vita. C’est la consécration de Giulietta Masina qui est pour moi une des plus grandes actrices de l’histoire, notamment dans son personnage de prostituée qui essaie de s’en sortir et qui garde toujours l’espoir du grand amour. Extraordinaire."
"Vanya, 42ème Rue est pour moi l’un des plus beaux films de théâtre. Ça commence par quelques personnes qui marchent dans les rues de New York pour se rendre vers un vieux théâtre qui ressemble un peu aux Bouffes du nord à Paris, ces théâtres-friches qui donnent plus envie de monter sur le plateau que les théâtres à l’italienne avec leurs ors et leurs lourds rideaux de velours. La caméra filme ce théâtre vide dans lequel les personnes aperçues plutôt prennent place, et on comprend alors que la représentation a commencé, qu’on est dans la scène 1 de l’acte 1 d’Oncle Vanya, la pièce de Tchekhov. Film magnifique avec des performances d’acteurs incroyables."
"Jean-Luc Lagarce est pour moi un des plus grands auteurs de théâtre du XXe siècle. Je me fais peu d’illusions sur le fait qu’on lise du théâtre, c’est déjà bien qu’on aille en voir, c’est pourquoi je choisis ce petit recueil de textes qu’il a écrits et qui parlent de la fragilité du spectacle vivant, du luxe, de l'impuissance… J’ai un lien particulier avec cet auteur qui est le seul auquel j’ai écrit une lettre, un jour de 1995. J’avais vingt ans et je ne savais pas qu’il était très malade. Je l’avais juste entendu à la radio et ça avait été un tel choc que je lui ai écrit. Quelques mois plus tard, j’apprends sa mort, et quelques jours après cette nouvelle je reçois une réponse. Comme une lettre posthume. Une petite lettre simple sur du papier bleu. Il me souhaitait simplement bon courage pour ma vie future. Qu’il ait pris la peine de m’écrire cette petite lettre et que ses proches aient pris le soin de la poster, ça m’avait bouleversé. Je garde cette lettre comme un trésor."
"C’est un texte qui me touche immensément, mais que je n’ai découvert qu’après avoir vu le film de Sydney Pollack. J’avais lu d’autres textes de Karen Blixen, comme sa correspondance ou sa nouvelle Le Festin de Babette. La Ferme africaine, c’est bien sûr le récit de cette femme qui arrive au Kenya à la veille de la première guerre Mondiale et qui y restera près de vingt ans. C’est évidemment le regard biaisé d’une aristocrate blanche sur l’Afrique, qui dit moins sur le pays que sur la beauté, sur le parcours et le courage de cette femme qui s’accroche à ce pays qu’elle adopte malgré tous les déboires auxquels elle doit faire face."
"Dans Ici ça va, Thomas Vinau nous raconte la traversée douloureuse de sa vie de manière lumineuse, par un retour à la nature. Il s’installe dans une petite maison au bord d’une rivière qui devient le lieu d’une sorte de résurrection. C’est un tout petit livre qui tient dans la poche. Un livre que j’ai découvert grâce à un libraire de la librairie Coiffard à Nantes, et dont j’ai toujours des exemplaires dans les poches pour les offrir. "