Quand Oz a débarqué sur les écrans, ce fut un premier choc. Puis arrivèrent Les Soprano, Lost, Deadwood, Six Feet Under… On n’avait pas vu une telle créativité depuis le cinéma de la fin des années soixante. The Wire (Sur Ecoute), Breaking Bad, ou récemment True Detective ont achevé de convaincre les derniers sceptiques : la télévision offre désormais des fictions d’un niveau et d’une liberté de ton qui font pâlir les réalisateurs de films les plus courus d’Hollywood. Les auteurs, désormais bombardés « showrunners », sont ainsi devenus les nouveaux patrons du dispositif de création. Ce sont eux qui redorent désormais le blason de « l’usine à rêves ». Les séries cultes ont même droit à une deuxième vie grâce à des « spin-off » tels que Better Call Saul, qui remet en selle l’avocat pourri de Breaking Bad. Previously on…