J’aime bien creuser derrière les choses quand elle m’intéresse, et la figure de Tommaso Buscetta est de celles-là. D’ailleurs, cette figure est multiple au sens premier puisqu’il a subi des opérations de chirurgie pour changer de visage. Mais dans Le Traitre il y a aussi le fait de vivre à l’intérieur d’un système opaque de l’intérieur, puis d’en sortir et de le décrypter. Il y a une grande intelligence dans cette analyse du fonctionnement de cette société secrète qu’est la mafia. Les figures de l’ombre comme Cascadeur peuvent aussi être des figures maléfiques comme la mafia. Je m’intéresse beaucoup à l’homme détraqué, obsessionnel, qui dérive.