24 janvier 2026
« 82 Portraits and 1 Still Life » est une série peinte par David Hockney en trois périodes de deux ans et exposée à Londres en 2012. Selon Didier Ottinger, commissaire français de l’exposition, ces tableaux sont comme les portraits des participants « au bal des Guermantes ». Il précise sa pensée en rappelant que, dans sa jeunesse, David Hockney fut un « immense lecteur de Proust ».
Impossible de ne pas penser à ce film mythique de Jacques Deray avec Alain Delon, Romy Schneider, Maurice Ronet et Jane Birkin, quand on pense à David Hockney et à ses piscines, notamment A Bigger Splash (1967). Un même érotisme semble se dégager des toiles de Hockney et de la pellicule qui a capturé la beauté du couple Schneider – Delon. Un remake de La Piscine a été réalisé en 2015 par Luca Guadagnino sous le titre… A Bigger Splash.
Pendant que David Hockney peignait à Los Angeles, les Talking Heads contribuaient à remettre la scène musicale new-yorkaise au centre de l’attention mondiale. Malgré les quatre mille kilomètres qui les séparaient, Hockney et David Byrne (la tête pensante du groupe, par ailleurs photographe, réalisateur et metteur en scène), eurent la même idée presque au même moment : créer des images composites à partir de polaroïds juxtaposés. Les grands esprits…
Cet ouvrage richement illustré est le catalogue officiel en français de l'exposition David Hockney 25 (du 9 avril au 1er septembre) à la fondation Louis Vuitton. Cette présentation de plus de 400 œuvres de 1955 à 2025 se concentre donc sur les 25 dernières années de création du grand artiste. Elle s'appuie sur un ensemble majeur provenant de l'atelier de l'artiste, de sa fondation, des prêts de collections institutionnelles ou privées. L'exposition réunira des créations réalisées avec les techniques les plus variées - des peintures à l'huile ou à l'acrylique, des dessins à l'encre, au crayon et au fusain, mais aussi des œuvres numériques (dessins photographiques, à l'ordinateur, sur iPad) et des installations vidéo.
Richard Diebenkorn (1922-1993), peintre californien à peine plus âgé que David Hockney (né en 1937), est fortement marqué par Henri Matisse (1869-1954). Bien qu’ils ne se soient jamais croisés, la résonance entre leurs oeuvres est étonnante, aussi bien dans le choix des sujets, que dans la composition. On retrouve également dans leur travail une même recherche sur la frontière entre le figuratif et l’abstrait. David Hockney, quant à lui très influencé par Picasso, a souvent fréquenté Richard Diebenkorn au cours de ses années californiennes.
« Mes déceptions quant à la représentation naturaliste de l’espace, à partir d’un point unique, comme dans la peinture de Canaletto, ainsi que mes travaux pour le théâtre ont renforcé mon admiration pour Picasso…il m’a fallu longtemps pour prendre pleinement conscience de l’absence de distorsion dans son œuvre » David Hockney
D'un milieu modeste, habité dès l'enfance par la passion du dessin, David Hockney apprend rapidement à composer avec son excentricité naturelle et son homosexualité pour imposer à la fois son style (figuratif dans une époque résolument abstraite) et sa manière de vivre (hédoniste dans un milieu plutôt puritain). La découverte des États-Unis quand il a 24 ans révolutionne sa vie. Ce livre, à mi-chemin entre roman et biographie, dépeint en finesse et avec simplicité le processus de la création artistique.
Bien qu’il en soit la figure principale et qu’il ait donné son accord à la réalisation du projet, David Hockney raconte qu’il n’a jamais pu revoir A BiggerSplash (qui sera pourtant projeté dans le cadre de l’exposition). Il a même envisagé de payer un dédommagement à Jack Hazan (qui réalisa Rude Boy en 1980) pour en bloquer la sortie. A Bigger Splash est un film sur les conflits intérieurs qui plongent un artiste dans une forme de dépression. En fait, Hockney ne supporte surtout plus de revoir Peter Schlesinger, son modèle et amant, qui le quitta au moment du tournage.
Des premiers clubs du West End aux boutiques branchées de Carnaby Street, des premiers magazines de la Free Press aux fanzines punks, des light-shows de Pink Floyd à l'UFO aux performances de Throbbing Gristle, Londres va s'imposer durant près de quarante ans comme la capitale d'une foisonnante et bruyante contre-culture. Une capitale où l'on croise Francis Bacon, Lucian Freud, David Hockney, Mary Quant, John Lennon ainsi que tous les acteurs de la vague punk.
Créé en 1951, l’opéra libertin de Stravinsky a longtemps été rejeté par les spécialistes qui le jugeaient rétrograde. Fan d’opéra, David Hockney réalisa, pour sa première expérience au théâtre, en 1975, les décors et les costumes de cette production. « D’emblée, David a semblé comprendre l’ironie et la satire sociale du livret. J’ai pensé qu’il serait très à l’aise avec les problèmes intellectuels et moraux évoqués » dit David Cox, le metteur en scène qui, le premier, fit appel à David Hockney. Coup d’essai, coup de maître.
Ce film, malheureusement introuvable, revient sur le travail que David Hockney a développé pour l’opéra pendant une vingtaine d’années. « La poésie est pour moi supérieure à la prose, et la poésie mise en musique encore supérieure. C’est ce qu’est l’opéra pour moi. La plus grande des expériences » David Hockney
Cette adaptation et son interprétation par Glenn Gould ont été choisies par David Hockney un jour qu'on l'invitait à choisir les disques qu'ils emporterait qur une île déserte. Amusant de penser qu’une des œuvres musicales les plus admirées par David Hockney a été composée par Beethoven, alors dans sa trentaine, à la période où sa surdité empirait. Handicap qui affectera également David Hockney, quasiment au même âge.