16 janvier 2026
Au XIVe siècle, en Suède, une grande épidémie de peste ravage le pays. Un chevalier et son écuyer, de retour des croisades, rencontrent la Mort sur une plage déserte. Le chevalier lui propose une partie d'échecs afin de retarder l'échéance, le temps de trouver des réponses à ses problèmes métaphysiques : Dieu existe-il ? La vie a-t-elle un sens ? L'épidémie de peste est-elle celle dont parle l'Apocalypse ? Tandis que l'écuyer professe l'idée de néant, le chevalier refuse de le croire. Soyons francs ; Le Septième sceau offre une vision assez différente du moyen âge que celle des Visiteurs.
Le moyen âge est aussi le temps des bâtisseurs de cathédrales, de l’art roman et du gothique flamboyant. Architecte lui-même, dans Les pierres sauvages Fernand Pouillon imagine le journal du frère bâtisseur, moine cistercien, chargé de la construction de l’abbaye de Thoronet. « Mon inquiétude égale mon impatience. Je ressens un doute, la création est comme un miracle, et le doute est conséquence de l'incertitude du miracle. » Jour après jour, il décrit la vie du chantier entre travail harassant et discipline de fer, les difficultés techniques, la lente marche vers l'édification du lieu saint. Les doutes assaillent l'architecte. Pour parvenir au chef-d'œuvre distingué entre mille, il faut allier l'expérience du métier et la spontanéité de l'art, apprivoiser l'inconnu. La création est, d'abord, un acte de foi.
« Roland sent que ses yeux ne voient plus. Il se remet debout et rassemble ses dernières forces. Son visage n'a plus de couleurs. Devant lui se trouve une roche grise. Il la frappe de dix coups d'épée avec colère, avec dépit. L'acier grince sans se briser ni s'ébrécher. "Ah ! prie le comte, sainte Marie, au secours ! Ah ! Durendal, ma bonne épée, quel malheur pour vous ! Puisque me voilà perdu, je ne suis plus désormais responsable de vous. Grâce à vous j'ai remporté tant de victoires sur les champs de bataille et conquis tant de vastes territoires que possède maintenant Charles dont la barbe est toute blanche. Ne tombez jamais aux mains d'un guerrier capable de fuir devant un autre. Vous avez appartenu longtemps à un vaillant seigneur. Jamais on ne reverra pareille épée dans la sainte France." ». Une page d’histoire devenue un mythe.
Ce que l’on sait de la vie de François Villon - brillant étudiant, bandit, assassin - suffit à en faire un personnage dont on fait les légendes. Condamné, gracié, protégé, sa mystérieuse disparition ne fait que renforcer ce portrait. Mais ce sont ses poèmes qui laisseront une trace ineffaçable dans la littérature. Le Testament ou la Ballade des pendus, sont les poèmes les plus connus de François Villon, et parmi des plus célèbres poèmes de la langue française.
Le Roi Arthur et ses chevaliers de la Table Ronde se lancent dans une quête à petit budget pour trouver le Saint Graal, quête semé d'embûches. Quand la légende du Roi Arthur est revue par les Monty Python les chevaux font tipiclop, les châteaux sont défendus à coups de vache et autres animaux de la basse cour, les chevaliers se battent sans bras, d’autres disent “Ni!”... et à la fin des policiers arrêtent le tournage. Il y en a un peu plus, je vous le laisse ?
Un homme et une femme tombent amoureux l’un de l’autre. Amour impossible (elle est promise à un autre), jalousie (il en épouse une autre qui sait tout de la première) et fin tragique (les deux meurent). C’est de cette légende, qui précède la légende arthurienne de Lancelot du Lac et de Guenièvre, et de plus de trois siècles celle de Roméo et Juliette, que Richard Wagner va tirer un de ses opéras dont Lionel Esparza de France Musique dit que la version de Carlos Kleiber est “l'un des plus grands disques du monde, magique à tous les niveaux.”
Lorsqu’on évoque le moyen-âge, la guerre de Cent Ans entre la France et l’Angleterre vient tout de suite à l’esprit. Comme la bataille d’Azincourt de triste mémoire pour la chevalerie française. Alors que l’armée d’Henri V, en infériorité numérique, cherche à éviter une bataille qui pourrait lui être fatale, la chevalerie française, cinq fois plus nombreuse et menée par tous les aristocrates de la cour de France, se précipite sûre de l’emporter. Meilleur tacticien, Henri V inflige une des pires défaites aux Français dans les rangs desquels plus de dix mille chevaliers périront. Racontée par Jean Teulé, l’histoire ferait presque rire.
Au Japon comme en Europe, le moyen âge est une période où les bandes de bandits sillonnent les campagnes et mettent à sac des villages au cours de razzias d’une extrême violence. Chez Kurosawa, les habitants d’un village de paysans désespérés décident de faire appel à une poignée de guerriers, des samouraïs. La suite est connue, la noblesse et l’abnégation des guerriers transcendent l’esprit des villageois. Et Kurosawa signe un des films les plus connus de son immense filmographie.
À la fin de la guerre de Cent Ans, des bandes de soldats désœuvrés se transforment en bandes de pillards. Celle du bastard de Bourbon prend d'assaut la ville de Chaumont. Mais un adversaire, qui s'avère être une femme originaire d'Asie et aux techniques de combat inconnues, surgi de nulle part et leur tient tête. Témoin des événements, Denysot-le-clerc raconte comment cette combattante et six autres soldats de fortune libéreront bientôt la ville. Et comment ces "sept samouraïs" - en prévision des représailles du bastard - vont enseigner aux habitants le maniement du sabre, l'art du kung-fu, celui de la savate, au milieu de ripailles incessantes. Céline Minard (Faillir être flingué 2014) emprunte à Kurosawa et convoque Rabelais et Villon pour cette histoire de révolte digne d’un manga.
À la fin de la guerre de Cent Ans, des bandes de soldats désœuvrés se transforment en bandes de pillards. Celle du bastard de Bourbon prend d'assaut la ville de Chaumont. Mais un adversaire, qui s'avère être une femme originaire d'Asie et aux techniques de combat inconnues, surgi de nulle part et leur tient tête. Témoin des événements, Denysot-le-clerc raconte comment cette combattante et six autres soldats de fortune libéreront bientôt la ville. Et comment ces "sept samouraïs" - en prévision des représailles du bastard - vont enseigner aux habitants le maniement du sabre, l'art du kung-fu, celui de la savate, au milieu de ripailles incessantes. Céline Minard (Faillir être flingué 2014) emprunte à Kurosawa et convoque Rabelais et Villon pour cette histoire de révolte digne d’un manga.
Absent pour cause de croisade, le bon roi Richard se fait voler sa couronne par un usurpateur, le prince Jean, un lion cupide et cruel, conseillé par un serpent aussi perfide que malfaisant, et qui n'a qu'une idée en tête : s'emparer de toutes les richesses du royaume. Mais Robin des Bois, un renard au cœur tendre, entend bien troubler les plans du prince Jean… Adapté depuis des dizaines de fois au cinéma, le Roman de Renart a inspiré dès les années 30 les gens du studio Disney, mais c’est après la mort de Walt Disney que sortira la version de Wolfgang Reitherman, plus sautillante que la version de Ridley Scott sorti en 2010 avec Russell Crowe dans le rôle-titre.
Avec la Tapisserie de Bayeux (70 mètres de long sur 50 centimètres de hauteur) qui raconte l’épopée de Guillaume, duc de Normandie, devenu roi d’Angleterre en 1066, à l’issue de la Bataille d’Hastings, le moyen âge invente le roman fleuve, en même temps que la série ou encore le traveling au cinéma. Traversées de drakkars, longues chevauchées, boucliers et cottes de maille, scènes de batailles, tous les détails d'une grande épopée médiévale défilent sous nos yeux. On y trouve même des animaux fantastiques. Heroïc Fantasy vous avez dit ? Et si vous voulez créer votre propre Tapisserie de Bayeux, c'est ici.