16 janvier 2026
En mélangeant références à la pop culture et interventions d’experts parmi les plus influents de notre époque, le film est un voyage à travers l’histoire moderne de nos sociétés. Il met en perspective la richesse et le pouvoir d’un côté, et de l’autre le progrès social et les inégalités. Une réflexion nécessaire pour comprendre le monde d’aujourd’hui.
Dans ce nouvel ouvrage, Daniel Cohen revient sur l’effondrement de la société industrielle avec ses normes, ses forces hiérarchiques, mais aussi sa force d’intégration. Si certains ont interprété cet effondrement comme une sortie du capitalisme, une société post industrielle, cette utopie a été fracassée par la crise des années 70, la monté du chômage et la montée de l’anxiété liée à l’insécurité économique. La révolution libérale initiée par le couple Reagan-Thatcher dans les années 80 est, pour Daniel Cohen, une réinterprétation autant économique que morale de cette période puisqu’ils pensaient qu’on reviendrait aux valeurs originelles du capitalisme, comme l’effort et le travail. Là aussi les ultra libéraux se sont trompés aussi puisqu’on assiste au triomphe de la cupidité. Et maintenant, place à la société digitale. Éclairant.
Gérard Mordillat et Bertrand Rothé interrogent 21 chercheurs du monde entier, économistes, sociologues, historiens, anthropologues, philosophes, sur les concepts fondamentaux de l’économie : le travail, l’emploi, le salaire, le capital, le profit et le marché. "Cette série s’adresse tout simplement à l’intelligence du public. Je crois fondamentalement que lorsqu’on s’adresse intelligemment au public, il répond intelligemment. Chacun d’entre nous peut parfaitement comprendre les enjeux de l’économie. Notre travail est d’en éclairer les principes fondamentaux. À partir de notre série, chacun s’aperçoit qu’il peut – et qu’il doit ! - exercer son esprit critique." Gérard Mordillat
« Antimanuel, le livre de Bernard Maris l’est aussi par sa manière de conjuguer des textes denses et précis de l’auteur principal avec de très nombreux extraits de textes écrits par d’autres. Parmi les multiples plumes ainsi convoquées figurent bien sûr des grands classiques de l’économie politique (Keynes, Marx, Smith…), mais aussi des philosophes ou des romanciers comme Maupassant, Orwell ou Houellebecq. L’ensemble fonctionne très bien, et illustre une vérité profonde : il ne faut surtout pas abandonner l’économie aux économistes. » Extrait de la préface de Thomas Piketty à la réédition de cet ouvrage paru pour la première fois en 2003.
Bernard Maris est une des victimes de l’attentat de Charlie Hebdo du 7 janvier 2015.
Alors que le progrès technologique était vu comme l’horizon d’une libération du travail, notre société moderne repose en grande partie sur l’aliénation de la majorité des employés de bureau attelés à des tâches sans intérêt et vides de sens. David Graeber dresse le constat accablant d’une société qui, d’une part, maltraite les employés de bureau et qui, de l’autre, méprise et sous-paie ses infirmières, chauffeurs de bus, instituteurs, jardiniers ou musiciens ‒ autant de professions authentiquement créatrices de valeur.
Succès inattendu de 2019, À la ligne est le récit, au quotidien, de la vie d’un travailleur social obligé de vendre – à petit prix - sa force de travail manuel dans des usines de l’agro alimentaire, dans des conditions qu’on pensait qui avaient disparues. Loin des spéculations sur le cours des matières premières ou des variations du CAC 40, on est là au plus près de la condition ouvrière, mais aussi de la littérature et de la poésie.
Les effets concrets de la mondialisation et de la spéculation financière vue de la salle à manger d’une famille aux bords de l’expropriation après avoir été mis au chômage par le premier français à rentrer dans le top 3 des plus grosses fortunes mondiales. Avec ce premier film, François Ruffin déjouait tous les pièges du film à thèse ou misérabiliste pour montrer, comme le disent Michel Pinçon et Monique Pinçon- Charlot, toute la violence et le mépris des riches.
Le Français Mark Karpelès, prodige de l'informatique expatrié à Tokyo se retrouve à la tête de la plus grande plateforme d'échange de bitcoins au monde, Mt Gox. Deux ans plus tard, en 2014, il est accusé d'être à l'origine de la disparition de 850 000 bitcoins sur les comptes de Mt Gox, soit près de 500 millions de dollars. Mark devient le centre de la plus grande affaire criminelle de l'ère numérique. Tout le monde veut sa peau : la police japonaise, le FBI, et les milliers de particuliers qui ont de l'argent sur cette plateforme. Jake Adelstein (Tokyo Vice 2009) retrace le parcours de ces pionniers qui veulent révolutionner le monde en lui offrant une monnaie libre. Si vous n’avez jamais rien compris aux bitcoins et autre blockchain, voilà une occasion à ne pas laisser passer.
Le film Margin Call (réalise par J.C. Chandor en 2011) était une analyse à la froideur chirurgicale du comportement des dirigeants d’une banque d’investissements chargés de se débarrasser de tous leurs actifs véreux en une nuit, manœuvre qui allait provoquer le krach de 2008. The Big Short revient, lui, sur la façon dont ont été inventés ces actifs pourris, et comment certains, qui avaient repéré la dangerosité de ces produits financiers, allaient gagner des fortunes colossales en investissant contre ces actifs qui étaient vendus comme des produits miracles. « L’Amérique s’est à peine rendue conte que sa première industrie était désormais son système bancaire »…
Écrite par Berry Gordy, le fondateur du label Motown, cette chanson est la prière de tous les amoureux du billet vert - ou de n’importe quelle autre couleur.
The best
things in life are free (Les meilleures choses dans la vie sont gratuites)
But you can give them to the birds and
bees (Mais tu peux les donner aux oiseaux et aux abeilles)
I want money (Je veux de l’argent)
That's what I want (C’est tout ce que
je veux)
That's what I want (C’est tout ce que
je veux)
That's what I want (C’est tout ce que
je veux)
Your love
is such a thrill (Ton amour est un tel enchantement)
But your love won't pay my bills
(Mais ton amour ne paiera pas mes factures)
I want money (Je veux de l’argent)
That's what I want (C’est tout ce que
je veux)
That's what I want (C’est tout ce que
je veux)
That's what I want (C’est tout ce que
je veux)
Money don't
get everything it's true (C’est vrai l’argent ne peut pas tout obtenir)
What it don't get, I can't use (Mais
ce que je n’ai pas, je ne peux pas en profiter)
I want money (Je veux de l’argent)
That's what I want (C’est tout ce que
je veux)
That's what I want (C’est tout ce que
je veux)
That's what I want (C’est tout ce que
je veux)
I want
money
(Je veux de l’argent)
I want lots of money (Je veux
beaucoup d’argent)
In fact, I want so much money (En
fait je veux tellement d’argent)
Give me your money (Donne moi ton
argent)
Just give me money (Donne moi juste de
l’argent)
Frank, cadre dans une société de fret maritime, est poussé à la démission après avoir encouragé le capitaine d’un navire à se débarrasser d’un passager clandestin. En reprenant contact avec la réalité quotidienne d’un homme déclassé, Franck réalise qu'il a sacrifié sa famille à un travail qui ne lui rend pas le fruit de ses efforts. Sa position fragilisée va lui faire entrevoir le caractère inhumain des contingences de son ancien emploi. Mais la machine parfaitement rodée à transformer, contre rémunération, le parfait travailleur en un complice de l’exercice de son pouvoir, n’est pas si facile à stopper.
Kapital est un jeu hilarant (entre jeu de l’oie et Monopoly) conçu pour comprendre comment fonctionnent les riches pour gagner la guerre des classes. Dans leurs livres écrits à quatre mains, les Pinçon-Charlot comme on les appelle, font feu de tout bois pour faire accéder le plus grand nombre aux principes de base de la sociologie critique. Déconstruire, montrer que les inégalités sociales n’ont rien de naturel mais sont le fruit d’une volonté politique mise en œuvre au profit des plus riches. « On est passé de la lutte des classes à la guerre des classes, une guerre que les riches sont entrain de gagner. Dans tous nos livres, ce qu’on étudie c’est les armes qu’utilisent les riches contre les classes moyennes et les classes populaires. Une arme particulièrement douloureuse qui est celle de la linguistique et de l'idéologie qui transforment les ouvriers, les travailleurs, les salariés qui font fonctionner l’économie réelle, en charges, coûts à réduire et lignes comptables, alors que les actionnaires qui détiennent les titres de propriété se présentent en créateurs de richesses et en bienfaiteurs de l’humanité ». Première étape, lancez le dé et arrivez le premier en accumulant le plus de billets de Kapital pour renverser les rapports de classe !