Quand il sort sur les écrans en 1979, Mad Max devient vite un phénomène, notamment parce qu’il s’inscrit dans une culture à part entière, quelque part entre L’Équipée Sauvage et Duel, J. G. Ballard et Motörhead et dont, en France, le magazine Métal Hurlant est un peu le porte-étendard. Ce sera le versant obscur et brutal des très pop et esthétiques années 1980. Une intrigue basique et primaire – la poursuite d’une vengeance -, une histoire de vitesse et de moteurs rugissants, de bruit et de fureur, mais surtout d’errance et de survie dans un monde post-apocalyptique, où tout dépend de l’accès à des ressources qui s’amenuisent, essence ou eau, voire solidarité et compassion. En résonance avec notre monde, en somme.