Coup de cœur 2023 de Vive la culture
« J'ai reçu la première et unique photo de mon véritable père, qui restera un inconnu à jamais, le 22 février 2022. L'envoi était accompagné d'un mot bref de la sœur de ma mère, dont le laconisme est la marque de fabrique : Voici les photos que j'ai trouvées dans les archives de ta mère... ».
Pendant des décennies, Thierry Marignac ne parlera quasiment jamais de sa bâtardise, par crainte du ridicule. Dès l'âge de 20 ans, ayant quitté école et famille dans l'adolescence, le futur auteur et traducteur est fort occupé à se construire une identité à travers journalisme, écriture de romans, traduction de l'anglais et du russe, voyages à New York, Moscou, Kiev, Londres, Berlin... En février 2022, il entame une quête de ce père inconnu. Cette investigation fut pour lui liée aux péripéties d'une vie de saltimbanque et à l'ouverture au monde…”
“(...) Je ne sais pas comment tu fais, d’ailleurs, parce que tu es absolument dépourvu du pathos qui encombre le genre de la « Confession » au moins depuis Rousseau. La structure est aussi subtile que naturelle.” Jérôme Leroy