Baccara c’est une passion ancienne et très puissante pour des maxi disco, comme Donna Summer “I Feel Love”, ou même des choses moins avouables comme Boney M. Mais Baccara c’est surtout l’archétype du disco sale. On a l’impression que c’est deux maquereaux de studio qui ont trouvé deux pauvres filles et qui leur ont dit “on va vous faire faire un disque”. Ça sent le stupre et l’exploitation. Les filles, on les sent prisonnières, elles appellent au secours, elles attendent que quelqu’un vienne les sauver. Mélodiquement c’est prodigieux, les arrangements sont dingues. C’est du disco rutilant avec deux filles entrain de se perdre. C’est une des chansons les plus mélancoliques que je connaisse.