Un regard hypnotisant, un corps à l’affût, jaillissant d’un coin de la scène comme un fauve tombe sur sa proie, et une guitare mitraillette hachant menu les haut-parleurs de la sono : Wilko Johnson, costard noir étriqué, Fender Telecaster rouge et noir, restera à jamais un de ces personnages héroïques qui, au milieu des seventies, ont redonné au rock sa hargne et sa fierté. Au moment où, victime d’un cancer incurable, le guitariste de Dr. Feelgood est contraint d’annuler les dernières dates de sa tournée d’adieu, hommage au grand monsieur. Photo : Brian David Stevens.