Au printemps 1815, exilé depuis un an à l’île d’Elbe après sa défaite face à l’Autriche, la Russie et la Prusse, l’empereur Napoléon revient au pouvoir. Le 1er mars, il débarque en France. Le 20, il est à Paris et chasse la monarchie restaurée. Dès avril, ses négociations avec ses ennemis ayant échoué, il sait qu’il va à la guerre. Le 18 juin, il est défait, cette fois pour de bon, à Waterloo. Ces trois gros mois, les « Cent-Jours », concentrent une bonne part du mythe bonapartiste (triomphe de la volonté politique, épopée, beauté du geste) mais aussi de ses pires aspects (mégalomanie et furia guerrière). Ils ont résonné si fort dans la production artistique de l’époque qu’on en perçoit encore l’écho…