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The Sex Pistols

Après avoir avoir fait trembler les murs de Buckingham Palace avec le single God Save the Queen, les Sex Pistols publièrent leur seul album studio, Never Mind The Bollocks, Here’s The Sex Pistols, le 28 octobre 1977. Si la vie du groupe fut brève, la déflagration provoquée par la sortie de cet album libéra une énergie qui fait encore vibrer le monde de la musique, mais aussi la mode, le cinéma, la littérature et les arts en général. No Future ?

Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols

The Sex Pistols
1977 -
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Angry Brigade

Servando Rocha
2013 - Editions L'échappée
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Les Chants de Maldoror

Lautréamont
1869 - Livre de Poche
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Lipstick Traces

Greil Marcus
1989 - Allia
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The Filth and the Fury

Julien Temple
2000 -
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Les Chérubins électriques

Guillaume Serp
1983 - Rivages
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Un Regard Moderne

Bazooka
2005 - Seuil
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Punk Press, L'histoire d'une révolution esthétique 1969-1979

Vincent Bernière, Mariel Primois
2012 - Editions de la Martinière
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Le Festin nu

William Burroughs
1959 - Folio
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Exodus

Bob Marley
1977 -
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Ramones

The Ramones
1976 -
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The New York Dolls

The New York Dolls
1973 -
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Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols

The Sex Pistols - 1977 -

Le groupe fit les gros titres de la presse anglaise après la parution de leur premier single " Anarchy in the U.K. " (novembre 1976), et leur passage à la télévision au cours duquel ils insultèrent Bill Grundy, alors animateur vedette du petit écran. " God Save the Queen", (« The fascist regime ») sorti en mai 1977, l’année du Jubilée d’argent de la reine Elisabeth II, fit trembler les murs de Buckingham Palace. Après bien des rebondissements, l’album Never Mind The Bollocks… paraïtra fin octobre 1977. Derrière les scandales à répétition, on trouve douze titres de rock lourd, produits par Chris Thomas (Roxy Music, The Pretenders). Un album qui reste aujourd’hui comme l'un des dix albums de rock qu’il faut absolument avoir écoutés.

Angry Brigade

Servando Rocha - 2013 - Editions L'échappée

1969. Notthing Hill s’embrase. Le nihilisme du mouvement punk se profile déjà. En Angleterre, une nébuleuse connue sous le nom d'Angry Brigade, influencée par les écrits situationnistes et la lutte antifranquiste, se lance dans la guérilla urbaine. Pendant quatre ans, les Angry plastiquent des locaux symboles du pouvoir, jettent des cocktails Molotov sur des bâtiments liés à des intérêts espagnols et signent leurs interventions du nom de Butch Cassidy & The Sundance Kid. Les 25 attentats à la bombe qu’ils revendiquent ne font aucune victime. Leurs tracts séditieux incitent chacun à s’approprier leur signature : « Les Angry Brigades sont assis juste à coté de vous. Ils ont des flingues dans leurs poches et la colère dans leurs esprits. »

Les Chants de Maldoror

Lautréamont - 1869 - Livre de Poche

« Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ». Ainsi commence Les Chants de Maldoror publié en 1869 sous le pseudonyme de Comte de Lautréamont et qui fit scandale. Une exaltation de la révolte adolescente et de la marginalité ; une ode aux ténèbres, au mal et à la sauvagerie pétrie d’humour noir, d’érotisme morbide et de mauvais esprit… Les Chants sont tout cela à la fois, Isidore Ducasse y bouleverse en outre les conventions du roman, optant pour un cri primitif d’une ironie immense. Pas étonnant que Richard Hell, le poète et chanteur de Blank Generation, en ait fait son livre de chevet…

Lipstick Traces

Greil Marcus - 1989 - Allia

Greil Marcus amorce son essai en évoquant le dernier concert des Sex Pistols puis rembobine : les situationnistes, les lettristes, Dada, les surréalistes, Karl Marx, Saint-Just, les Chevaliers de la Table Ronde… Lipstick Traces est une plongée profonde dans les racines des mouvements contestataires radicaux du XXe siècle : une généalogie de l’insoumission, une histoire de rage, de résistance, de poésie, de désir, d’utopie, de fureur… Mais aussi une brillante réflexion sur le divertissement, la marchandisation, la société-spectacle…

The Filth and the Fury

Julien Temple - 2000 -

The Filth and the Fury (L'ordure et la fureur) titrait en une le quotidien The Daily Mirror, au lendemain du passage du groupe à la télévision anglaise. Le documentaire de Jullien Temple revient sur l’histoire de ce groupe qui, en vingt-six mois, de ses débuts à Londres à sa dissolution à San Francisco, réinjecta l’urgence de la révolte dans un rock devenu si mou qu’on s’enfonçait dedans. En plus d’images d’archives, le réalisateur laisse une grande place aux interviews des principaux acteurs de cette aventure, folle et dramatique à la fois, puisque Sid Vicious, le bassiste du groupe, mourra à New York d’une overdose après avoir tué sa petite amie.

Les Chérubins électriques

Guillaume Serp - 1983 - Rivages

Paris, 1978. Une bande de jeunes gens chics se consument pour tromper l’ennui : défonce, picole, clubbing… Pour Philippe, l’un d’entre eux, un projet émerge : monter un groupe de rock ! Répétitions, concerts, enregistrement en studio et, comme une fatalité, le reste suit : picole, défonce, clubbing… En 1983, Guillaume Serp, chanteur du groupe post-punk Modern Guy, (un seul album, produit par John Cale) sort son unique roman qui narre les dérives de fils à papa désoeuvrés, livrés à l’ennui, à la nuit et à la dope. Une chronique mélancolique sur le tournant des années 1970/1980 à Paris. Guillaume Serp mourra trois ans plus tard d’une overdose.

Un Regard Moderne

Bazooka - 2005 - Seuil

Au mitan des années 1970, le « commando graphique » Bazooka fait main basse sur la direction artistique du quotidien Libération où sa « dictature graphique » déclenche une guerre de tranchées au sein de la rédaction. Le groupuscule quitte alors le quotidien pour créer Un Regard Moderne, éphémère revue d’actualité redessinée qui cogne sur tout ce qui bouge : de la société du spectacle à la propagande politique. Iconoclastes, ironiques, insolents, pile dans le jus d’une époque qui voyait naître le punk outre-Manche, les graphistes destroy de Bazooka ont capté l’énergie ambiante de la fin des années soixante-dix pour semer une pagaille de tous les diables. Verdict : ça vieillit merveilleusement bien.

Punk Press, L'histoire d'une révolution esthétique 1969-1979

Vincent Bernière, Mariel Primois - 2012 - Editions de la Martinière

Apparus sur la côte Est des Etats-Unis à la fin des années 1960, le mouvement punk traverse l’Atlantique en 1976 pour s’épanouir à Londres avant de contaminer la France. Musique bien sûr, mais aussi art, mode, idées… le mouvement punk essaime dans une quantité innombrable de fanzines édités à la sauvette dont la qualité première est une prose libre et une créativité sans entraves, à base de collages, découpages, photomontages et autres typographies artisanales. Une révolution esthétique entrée dans l’histoire de l’art du XXe siècle.

Le Festin nu

William Burroughs - 1959 - Folio

Il ne fallait pas trop se fier à son look de fossoyeur… Ou plutôt si : car Burroughs était définitivement « le plus sombre des trois anges de la Beat Generation ». A la fin des années 1950, l’écrivain s’attire les foudres de la censure américaine en publiant ce livre où se mêlent drogue, politique, homosexualité, orgies, hallucinations, délire paranoïaque retranscrits selon la technique du cut-up dont il fut l’inventeur. Violent, délétère, dépravé, Le Festin nu évoque le « virus humain », la déchéance, depuis la « chambre froide » de la toxicomanie.

Exodus

Bob Marley - 1977 -

Après la tentative d'assassinat à laquelle il a échappé en décembre 1976, Bob Marley  fuit la Jamaïque pour un exil londonien qui allait durer un an. C’est dans la capitale britannique, alors en pleine ébullition punk, qu’il enregistra Exodus qui sortira sur le label Island records de Chris Blackwell l'artisan de la mondialisation de Marley et du reggae. C’est également à Londres que Bob Marley enregistra "Punky Reggae Party " avec Lee Scratch Perry aux manettes, le titre qui allait sceller l’union indéfectible du punk et du reggae.

Ramones

The Ramones - 1976 -

Sorte de famille recomposée façon punk-rock, les Ramones écument les clubs new-yorkais pendant deux ans avant de produire leur premier album en 1976. 14 titres d’un minimalisme presque primitif : intenses, ultra-courts (moins de 2’30) et joués à toute vitesse. Un album simple et exaltant, stupide et grandiose qui précipitera les débuts du punk anglais. « Perché, drôle, effrayant et fou » s’enthousiasme alors le gourou de la BBC, John Peel.

The New York Dolls

The New York Dolls - 1973 -

Si, à la fin des années soixante, la palme du groupe le plus sauvage revient aux Stooges d’Iggy Pop, celle du  groupe le plus politisé aux MC5, c’est aux New York Dolls que revient la palme du groupe le plus fun.  Apparu en 1971, ce combo de drag-queens aux poses lascives, emmené par David Johansen et le guitariste Johnny Thunders en guise de meneuses de revue débraillées, proposa un cocktail explosif d’influences chinées dans les penderies des girls group, auprès des chanteurs de rythm n’ blues, et dans la sauvagerie du rock n’roll. Malgré les échecs de leurs deux albums, Malcom McLaren voit en eux le futur du rock’n’roll. Le manager ne parviendra pas à sauver le groupe mais il avait vu juste : les Dolls se séparèrent pour entrer dans la légende, et le jeune McLaren formera les Sex Pistols.

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