« C’est le premier titre qui me vient à l’esprit quand on me demande de citer un film. Le film d’une génération, la mienne, qui traverse le temps et reste une référence. 1986, une année qui reste pour moi liée à l’assassinat par la police de Malik Oussekine et à Mauvais Sang, deux événements totalement indépendants que j’ai réunis dans mon roman Rue Monsieur le Prince. Un film politique, poétique sur l’amour qui va vite, une histoire de courses, de fuite et de corps mis à l’épreuve. Des mots, des lettres et des objets. Un scénario très écrit et une direction d’acteurs exceptionnelle. Tous les films de Carax sont éclairés par les performances de ses acteurs. La course chorégraphiée de Denis Lavant sur Modern love de Bowie, le saut en parachute sont autant de scènes mythiques qui m’accompagnent jusque dans mon écriture. »