Les films de Benoît Delépine et Gustave De Kervern sont noirs comme la réalité sociale, marxistes et dadaïstes. Ils filment à la hauteur de leurs personnages qui, d’une manière plus ou moins foutraque, luttent avec leurs moyens pour se sortir de situations délirantes dans lesquelles les plonge un système capitalisto-administratif de plus en plus absurde. Dans Louise-Michel les ouvrières d’une usine escroquées par leur patron, décident de mettre en commun leurs indemnités de licenciement pour engager un tueur et le faire supprimer. Films après films (neuf au compteur) Benoît Delépine et Gustave De Kervern ont inventé un outre noir délirant, entre Hara-Kiri et les films d’Aki Kaurismäki.