Le Rivage des Syrtes
Julien Gracq
Éditions Corti
1951
Le roman contemporain m’ennuie profondément. Il me tombe des mains. Je trouve que pullule ce qu’André Breton appelait “les moments nuls”. Dans le Manifeste du surréalisme (1924), Breton a cette phrase qui m’a toujours hanté : “ Je veux qu’on se taise quand on cesse de ressentir”. À mes yeux, les quelques romans qui tiennent, ce sont ceux de Gracq. Le Rivage des Syrtes me nourrit profondément, notamment grâce à sa dimension poétique, son écriture nourrie de surréalisme. C’est un roman majeur pour moi.
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