La vie et la carrière de Liberace sont indissociables de Las Vegas. À partir des années cinquante, celui que tout le monde appelle « Lee » prend racine dans cette ville qui lui ressemble et y triomphe devant un public essentiellement composé de « mamies aux cheveux bleus ». Disparu en 1987, ce prince du kitsch fait aujourd’hui partie de la mythologie de la ville aux côtés d’autres statues du commandeur. Dans Ma vie avec Liberace, Steven Soderbergh s’empare du récit de Scott Thorson, qui fut l’amant du showman, pour livrer le portrait de ce pianiste de music-hall devenu une figure mythique de la société du spectacle américaine.