« C’est la première fois que Mauvignier traverse ainsi un pan si long de l’Histoire, les deux premières guerres mondiales, donnant ainsi à son roman une résonance simonienne plus importante, bien qu’elle soit déjà présente dans l’ensemble de son œuvre. C’est un des rares auteurs que je lis sans trop me préoccuper du sujet, il s’impose à moi, je sais que je vais le retrouver, je lis surtout une écriture, une phrase qui chemine et raconte aussi beaucoup par les ondulations et les issues vers lesquelles elle s’engage. Avec Mauvignier, c’est chaque fois une nouvelle tentative, il dit d’ailleurs lui-même qu’il ne veut surtout pas se parodier. Je parle de ce dernier roman, mais je pourrais parler de l’ensemble de ses livres tant son écriture m’accompagne et me permet de garder confiance en la littérature. »