Jésus La Caille

Francis Carco - 1914
Modigliani aimait boire, il en est mort ; comme tous les alcooliques, il connaissait les bars. La vie de la nuit à Paris des années 1910, ses bars louches, ses filles, ses macs, ses indics et les bourres au bout de la rue, voilà la toile de fond de Jésus La Caille, le premier roman de Francis Carco dont le héros est un gigolo homo. Francis Carco connaît Modigliani qu’il voit fréquemment à La Rotonde à Montparnasse. Les traducteurs se sont arraché les cheveux sur l’argot de Jésus La Caille souvent intraduisible. Modigliani parlait argot ; un soir pour échapper à sa maîtresse Béatrice Hastings, il débarque à moitié nu chez son ami le sculpteur Lipchitz : « Elle voulait me bouffer les balloches. »