Quand on fait de la bande dessinée, la question du dialogue se pose en permanence. Au départ il y a une intention qui débouche sur une attitude, et c’est cette attitude qui génère les dialogues. Ce n’est pas le dialogue initial qui doit générer la physionomie et l’attitude du personnage. Si le personnage est bien nourri de ses intentions, il va trouver sa juste expression. Ce qui fait que je fais toujours mon dialogue en dernier lieu quand j’ai tout dessiné.Les dialogues de Jeanson, l’auteur de Pépé le Moko, d’Entrée des artistes… m’inspirent énormément. Ses dialogues sont magnifiques. On connaît ceux d’Audiard, qui est un monument, mais il faut se replonger dans Jeanson. Je ne me lasse pas non plus des Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio. L’humour populaire est extraordinaire.