Le son des Stooges doit à la fois au blues de Bo Diddley, au free jazz de Sun Râ, à la fureur électrique des MC5, et … aux marteaux-pilons des usines de Détroit. Sur scène, envoûté par cette puissance tellurique, Iggy Pop, tel un derviche tourneur psychédélique, aimantait toutes les haines et libérait de toutes les frustrations. Depuis, des groupes ont joué plus vite, plus fort, mais peu d’entre eux rendirent au rock n’ roll sa dangerosité originelle comme le firent les Stooges. C’est l’histoire de ce groupe unique que raconte Gimme Danger, le documentaire que Jim Jarmusch leur a consacré. Let’s rock n’ roll !