La détestation — réciproque — d’une sœur aînée pour son frère était, déjà, au cœur de deux films majeurs d’Arnaud Desplechin. Dans Rois et reine (2004), Elizabeth (Noémie Lvovsky) faisait interner d’office Ismaël (Mathieu Amalric) dans un hôpital psychiatrique. Dans Un conte de Noël (2008), une autre Elizabeth (Anne Consigny), mais peut-être était-ce la même, avait banni Henri (Mathieu Amalric, encore lui) parce qu’il incarnait à ses yeux le Mal, susceptible de pervertir la famille et, plus particulièrement, son fils.