Un jour, j’écrirai sur ce grand coureur italien que l’on appelait le « Campionissimo ». Il est né dans les années 20 dans une famille extrêmement pauvre et va se révéler un génie sur un vélo. Il va gagner deux Tours de France, Paris-Roubaix, le Giro, il a également été Champion du Monde. Il gagne tout et il meurt à 39 ans d’une malaria qu’il a contractée en Afrique lors d’un critérium auquel il était invité ! Coppi a, à la fois, soulevé l’Italie d’enthousiasme et l’a divisée à cause d’une femme que l’on appelait « la Dame Blanche » car elle était toujours en blanc au bord de la route. Ils sont tombés amoureux et de cette passion totale est né un enfant, en Argentine, Faustino. Le problème dans l’Italie de cette époque, c’est qu’ils étaient mariés tous les deux. Coppi a été excommunié, et le pape, qui bénissait le départ du Giro et qui saluait certains coureurs, s’est même détourné de lui. Cet homme, qui a connu la gloire, a vraiment eu une vie tragique : outre sa passion amoureuse interdite, il avait un jeune frère, Serse, qui s’est tué en 1951 lors du Tour du Piémont. Coppi a porté le fardeau de sa mort tout le reste de sa vie.