Cinquante ans après sa disparition, le 11 octobre 1963, Édith Piaf est plus que jamais une légende. Pourtant, on ne l’écoute pas aujourd’hui comme un souvenir, le témoignage d’un passé révolu ou pour y trouver une nostalgie quelconque. On n’écoute pas Piaf au second degré, un sourire amusé aux lèvres… Non, on écoute Piaf parce qu’on n’a pas le choix. Parce que personne depuis sa mort ne nous a donné un frisson pareil. Parce qu’il est difficile d’écouter quelqu’un d’autre après avoir entendu « Milord », « Hymne à l’amour » ou « Non, je ne regrette rien ». On écoute Piaf comme on l’écoutera dans cent ans, dans mille ans : en pleurant, en riant, en aimant. En vivant.