Christian Boltanski, récits : conversation avec Laure Adler
C’est un livre d’entretiens publié juste avant sa mort. Les artistes qui m'intéressent sont aussi des figures, et Boltanski est pour moi une figure de l’invisible. C’est quelqu’un qui était très discret et dont le travail est fait à partir de petites choses sans valeur, comme un enfant qui joue avec des bouts de ficelle, même si parfois l’échelle de son travail était quasi industrielle. Les bases de son travail étaient très souvent intimes et fragiles. C’est quelqu’un qui évoque beaucoup les fantômes, l’absence, la disparition aussi. Quelque part, ça pourrait être un père de Cascadeur parce que c’est aussi ce que j’essaie de faire, de travailler autour des figures non éclairées, surgissantes. Est-ce que la musique ce n’est pas ça aussi, avec l’apparition et la disparition des notes ?
