L’œuvre est à l’image de l’homme ; massive. Calder a d’abord transposé l’amour qu’il a pour l’art circassien sous la forme d’un cirque miniature, puis il s’est consacré à la sculpture de silhouettes et de portraits en fil de fer, il a ensuite conceptualisé l’abstraction dans l’espace avec ses premiers mobiles, d’abord actionnés grâce à de petits dispositifs manuels, avant de laisser faire le vent et les courants d’air. À la fin de sa vie, les stabiles, ces masses gigantesques de métal peintes en rouge ou noir ponctueront l’œuvre de ce bricoleur-ingénieur de génie qui a marqué le XXe siècle. C’est pour accompagner la grande rétrospective qui se tient à la fondation Vuitton que nous vous proposons cette sélection subjective… et en équilibre.