« Le point de départ d’Au bord est une photographie d’une jeune militaire américaine tenant en laisse un prisonnier nu et à terre dans la prison d’Abou Ghraib en Irak, une photo qui a fait le tour du monde. Galea écrit sur la difficulté de mettre des mots sur les rapports de domination, d’humiliation, elle remonte jusqu’à l’enfance, interroge la sexualité, le désir dans une langue sans détour, crue, une langue qu’elle met à l’épreuve à chaque nouvelle pièce. Je parle de cette pièce pour parler du langage dramatique de Claudine Galea, je pourrais citer toutes les autres pièces de cette dramaturge qui connaît comme personne le théâtre, la scène. Ce sont, en réalité, des spectacles qu’elle écrit. »