Composé pour le chef-d’œuvre d’Otto Preminger, Autopsie d’un meurtre, cette musique signée Duke Ellington est devenue, pour moi, un marqueur du jazz au cinéma, vaste sujet qui me passionne. En réalité, si on veut vraiment goûter à toutes les saveurs de cette partition brillante, il vaut mieux écouter l’album que le Duke en a tiré. Car, dans le film de Preminger, la musique d’Ellington est parfois sous utilisée, voire sous mixée. C’est donc à l’album que je reviens régulièrement pour savourer cette écriture toute en subtilités rythmiques et mélodiques. Mention spéciale à “Sunswept Sunday”, sublime miniature aux allures de berceuse éternelle.