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Marguerite Duras

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On célèbre le centième anniversaire de la naissance de Marguerite Duras, née le 4 avril, près de Saïgon (alors Indochine française). Cette auteure prolifique d’une cinquantaine de livres (romans, théâtre) et de dix-neuf films, dont quatre courts métrages, est réputée difficile. Elle est pourtant traduite en plus de trente langues, publiée dans la Pléiade, et fait partie des grands auteurs français du XXème siècle.

Marguerite Duras

Laure Adler
2014 - Flammarion
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Phèdre

Jean Racine
1677 -
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En attendant Godot

Samuel Beckett
1948 - Minuit
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Plume

Henri Michaux
1938 - Poésie Gallimard
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La Mouette

Anton Tchekhov
1896 - Folio
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L’Autre Journal : 1984-1992 Une anthologie

2012 - Les Arènes
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Le bûcher des innocents

Laurence Lacour
2006 - Les Arènes
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L’été 80

Marguerite Duras
1981 - Minuit
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Entretiens inédits Marguerite Duras et François Mitterrand

2007 - Coffret CD
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Hiroshima mon amour

Alain Resnais
1959 -
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Les Enfants

Marguerite Duras
1985 -
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L’Amant

Marguerite Duras
1984 - Minuit
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Lumière d’août

William Faulkner
1932 - Folio
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Un cadavre dans la bibliothèque

Agatha Christie
1942 - Livre de poche
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L’espèce humaine

Robert Antelme
1947 - Tel Gallimard
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Marguerite Duras

Laure Adler - 2014 - Flammarion

Un album pour passer de l’autre côté du miroir d’un des écrivains français les plus importants. Photographies, facsimilés, manuscrits, lettres… Laure Adler a illustré les grandes étapes de la vie de Marguerite Duras à travers ces documents qu’elle a choisis et classés. Un album en cinq parties des racines de l’enfance à la consécration. Sublime, forcément sublime Marguerite D.

Phèdre

Jean Racine - 1677 -

En théâtre, Marguerite Duras a un seul maître, et c’est Jean Racine qu’elle a d’abord étudié comme tout le monde au lycée français de Saïgon, qu’elle verra ensuite représenté à la Comédie-Française lors de son arrivée à Paris, et qu’elle relira avec délice à la naissance de son fils.

En attendant Godot

Samuel Beckett - 1948 - Minuit

Difficile pour Duras de ne pas être influencée par Beckett qui domine le théâtre de son époque, d’autant plus qu’ils ont tous les deux le même éditeur. En 1963, Beckett se rendra à la première de l’une de ses pièces, Les Viaducs de la Seine-et-Oise, et il aurait dit en sortant : « C’est magnifique ». Plus tard, Beckett incitera son actrice emblématique, Madeleine Renaud, à travailler avec Duras.

Plume

Henri Michaux - 1938 - Poésie Gallimard

Duras a connu personnellement les plus grands écrivains français de son époque : Raymond Queneau, Maurice Blanchot, Georges Bataille, René-Louis des Forêts... Mais l’un de ceux qu’elle a le plus admiré, mais qu’elle n’a jamais rencontré, c’est Henri Michaux, qu’elle qualifiera de « plus grand poète français ».

La Mouette

Anton Tchekhov - 1896 - Folio

A côté de ses propres pièces, Duras a signé de nombreuses adaptations, seule ou en collaboration : Les Papiers d’Aspern et La bête dans la jungle, de Henry James, Miracle en Alabama, de William Gibson, ou encore La Mouette de Tchekhov.

L’Autre Journal : 1984-1992 Une anthologie

- 2012 - Les Arènes

C’est dans L’Autre journal, fondé en 1984 par Michel Butel, que Marguerite va livrer deux de ses plus célèbres entretiens. D’une part, une très longue conversation avec François Mitterrand qu’elle connaît depuis près d’un demi-siècle et qui jouera un rôle essentiel dans sa vie sous l’Occupation. Et d’autre part, une interview absolument géniale et décalée avec Michel Platini, alors au faîte de sa gloire.

Le bûcher des innocents

Laurence Lacour - 2006 - Les Arènes

Fan de faits-divers, Duras ne pouvait pas rater l’affaire criminelle qui a fait couler tant d’encre à son époque : celle du petit Grégory Villemin, quatre ans, retrouvé mort noyé, ligoté, dans la Vologne. C’est dans Libération qu’elle publiera son article resté célèbre pour cette expression : « Sublime, forcément sublime », à propos de Christine Villemin, la mère de l’enfant.

L’été 80

Marguerite Duras - 1981 - Minuit

Durant l’été 80, Marguerite Duras tient une chronique pour Libération en direct de Trouville, si l’on peut dire, où elle possède une maison. Dix textes qui abordent aussi bien l’actualité brûlante (la révolte sur les chantiers navals de Gdansk, en Pologne) qu’un enfant d’une colonie de vacances, isolé des autres, sur la plage. « Un égarement dans le réel », comme elle l’écrira.

Entretiens inédits Marguerite Duras et François Mitterrand

- 2007 - Coffret CD

A partir des années 80 et du couronnement de L’Amant par le prix Goncourt, Marguerite Duras devient de plus en plus une voix, avec un phrasé inimitable, des silences, un choix scrupuleux des mots, que l’on entend de plus en plus, à la radio, à la télévision, et qui ressemble à sa façon d’écrire. Elle est devenue « une autoroute de la parole », comme elle le dit à Jérôme Beaujour, dans La vie matérielle, un livre d’entretiens, justement.

Hiroshima mon amour

Alain Resnais - 1959 -

Une actrice se rend à Hiroshima pour tourner un film sur la paix. Elle y rencontre un Japonais qui devient son amant et son confident. Il lui parle de sa vie et lui répète : « Tu n’as rien vu à Hiroshima ». Elle lui parle de son adolescence, Nevers pendant la Seconde Guerre mondiale, de son amour pour un soldat allemand et du fait qu’elle a été tondue à la Libération.

Les Enfants

Marguerite Duras - 1985 -

Si India Song est sans doute le film le plus connu de Duras, en partie grâce à la mélopée entêtante signée Carlos d’Alessio, Les Enfants, tourné en 1985, est le seul film “comique” de Duras, à la fois « durassien et tatiesque », comme l’écrivit Serge Toubiana dans Les cahiers du cinéma.

L’Amant

Marguerite Duras - 1984 - Minuit

A 70 ans, Marguerite Duras sort de l’anonymat avec L’Amant qui obtient le prix Goncourt. Elle rencontre enfin le grand public. Comme le dira Alain Robbe-Grillet qui ne l’aimait pas beaucoup : « L’Amant est un livre important, bien qu’il ait atteint les deux millions d’exemplaires : ne soyons pas mesquins... Marguerite Duras est bête, mais c’est un grand écrivain... oui, oui... et elle a des intuitions créatrices très intelligentes sans le savoir. » Jean-Jacques Annaud fera une adaptation de L’Amant, que Duras reniera. Elle sortira en même temps que le film, un livre, L’Amant de la Chine du Nord qui est, en quelque sorte, sa vision du film tel qu’il aurait dû être.

Lumière d’août

William Faulkner - 1932 - Folio

Quand elle commence à écrire, au début des années 40, Duras est influencée comme beaucoup d’écrivains français (Sartre et Camus en tête) par les écrivains américains : Ernest Hemingway et surtout William Faulkner. Une influence dont elle se détachera progressivement.

Un cadavre dans la bibliothèque

Agatha Christie - 1942 - Livre de poche

« Duras adore Agatha Christie. Comme elle, elle est fascinée par le côté ordinaire du crime et par la banalité – apparente – de la personnalité des criminels. La différence entre un fou et un être normal n’apparaît qu’après le crime. Ce n’est pas dans le camp de la victime qu’elle se situe mais dans celui qui commet l’acte. C’est la destruction de soi-même à travers la mort qu’on inflige à un autre qui la captive » (Marguerite Duras, Laure Adler, Gallimard/Biographie, 1998).

L’espèce humaine

Robert Antelme - 1947 - Tel Gallimard

Robert Antelme épouse Marguerite Duras en 1939. Pendant la guerre, ils entrent dans la Résistance, dans un groupe dirigé par François Mitterrand. Antelme sera déporté à Dachau. Il en tirera un des plus importants essais sur l’univers concentrationnaire, L’espèce humaine, tandis que Duras racontera son sauvetage dans un livre magnifique, La douleur.

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