16 janvier 2026
A la fin des années 70, il y avait deux émanations graphiques punk en France : “Bazooka” avec Loulou et Kiki Picasso, Olivia Clavel, et une autre qui s’appelait “Elles sont de sortie” avec Pascal Doury et Bruno Richard. On voyait leurs dessins dans Métal Hurlant. Pascal avait un talent incroyable pour retranscrire l’énergie. Il faisait de la gravure sur carte à gratter. C’était un grand artiste, disparu en 2001, dont peu se souviennent. En fouillant sur internet, on peut retrouver ses dessins et le film que j’ai fait sur lui.
Cette série fait partie de ce courant qui fait la part belle à la psychologie des super-héros, courant développé avec les Watchmen d’Alan Moore. Dans cette réédition de Batman, il faut souligner la qualité des dialogues et la maîtrise du découpage qui tient du cinéma tout en restant un pur comics. C’est vraiment une excellente série avec de gros volumes cartonnés que l’on trouve dans les kiosques et les maisons de la presse, là où on n’est pas habitué à les chercher.
Je ne suis pas scientifique, j’ai arrêté l’école en 4ème, je lis les articles scientifiques de cette revue comme de la poésie. Je n’y comprends pas grand-chose mais comme je la lis depuis longtemps, je commence à m’y repérer un peu et ce qui j’y trouve est plus incroyable que n’importe quelle série. Tout ce qui pouvait être surnaturel ou magique est largement dépassé. Tout ce qu’on y lit dépasse largement les miracles qu’on trouve dans la Bible, ou des trucs de sorcellerie. C’est même au-delà de la science fiction. Pour moi, Pour la Science, c’est comme une œuvre d’art, mais une œuvre d’art qui intègrerait cette dimension tangible, scientifique.
« Quand je l’ai lu pour la première fois, j’ai été estomaqué. Il était évident qu’un type aussi libre, drôle et autodestructeur (à ses débuts il ne parle que de prostitution, de biture, de partouze et de drogue) allait révolutionner la littérature contemporaine. C’est d’ailleurs à peu près ce qui s’est passé ! Sauf qu’on attribue à deux de ses confrères le mérite de ce chamboulement baptisé – par des cuistres dans mon genre – « post-naturalisme » : il s’agit de Michel Houellebecq et Virginie Despentes. Je pense que, sans rien ôter à leur importance, Vincent Ravalec était là avant eux. » Frédéric Beigbeder
C’est rare une œuvre où je me dis : « ça, j’aurais aimé le faire », et là, c’est le cas. J’ai vu le film bien après qu’il soit sorti et je n’ai pas donc pas vécu les remous qu’il y a eu au moment de sa sortie en salles. Avoir conçu un dispositif qui donne un résultat aussi ouf, face à une telle puissance, en démontant de manière aussi drôle les mécanismes délétères du capitalisme, franchement, chapeau ! C’est presque une œuvre d’art parfaite parce que ça touche à la fois au réel et à la fiction. Vraiment bravo !
C’est une œuvre qui n’a pas été égalée en terme de fantastique et qui m’a toujours accompagné. À chaque fois que je l’ai relue ou parcourue, je l’ai toujours trouvée aussi forte. L’histoire est incroyable, elle tient dans la mise en scène du mythe de Faust replacé au début du XX siècle en Russie pendant la mise en place de la bureaucratie communiste.
J’ai découvert Selby dans la collection Speed17 des Humanoïdes Associés, bien avant qu’il ait le vent en poupe - à la suite de l’adaptation de Last Exit au cinéma. Son style m’a beaucoup influencé. Je peux être assez critique sur le style des écrivains parce que justement je trouve que, souvent, ils en manquent cruellement. Récemment, j’en parlais avec un copain et j’ai réouvert un Selby et, tout de suite, on est pris, il pulse un truc extraordinaire.
Parce que ça reste un émerveillement, de style, d’intelligence, d’arriver, à partir de rien, à faire quelque chose d’aussi ample et d’aussi merveilleux.
Vincent Cassel est extraordinaire dans ce film. Sa mauvaise foi quand il est découvert avec une autre fille dans son lit et qu’il dit qu’il ne sait pas qui c’est, est un modèle du genre.
Cette lueur d’égarement que Lindon a dans les yeux, soulignée par sa moustache, c’est une vraie performance d’acteur.
Les deux premières saisons sont particulièrement réussies, notamment parce qu’elles décortiquent bien ce qu’on sait du fonctionnement humain. En plus, ces androïdes humains fonctionnent et je trouve la mise en abyme de notre condition très intéressante. Est-ce qu’on n’est pas nous-mêmes déjà des robots dans un parc d’attraction ? Il y un petit effet Black Mirror dans la série. Il faut aussi parler des génériques, notamment de celui des deux premières saisons de Westworld qui, à lui seul, est une œuvre d’art, grâce notamment à la musique de Ramin Djawadi, qui est aussi le compositeur de la musique de Game of Thrones. Les génériques sont souvent meilleurs que les série elles-mêmes : celui de Rome que j’ai vu il y a plus de dix ans mais dont je me souviens encore, celui des Soprano aussi... Taschen pourrait faire un livre sur les génériques qui, quand ils sont réussis, posent et synthétisent l’univers d’un film ou d’une série.
Ce qui est remarquable dans Succession, c’est que TOUS les personnages sont détestables, il n’y en a pas un pour racheter l’autre. Et malgré ça, on a de l’empathie pour chacun d’eux. C’est une prouesse scénaristique. C’est superbement écrit, il n’y a pas une faille dans la causalité des personnages. Je me suis laissé happer par cette série.