Communistes à l’époque de McCarthy, groupuscules terroristes durant les années soixante/soixante-dix, poseurs de bombe islamistes aujourd’hui : l’Amérique craint comme la peste un ennemi intérieur d’autant plus effrayant qu’il n’a pas de visage. C’est dans ce doux climat de paranoïa, largement exploité par Hollywood, que Robert Redford exhume une période agitée de l’histoire du pays (le Weather Underground et les groupes activistes d’extrême gauche des sixties) pour relancer la grande tradition d’un thriller politique avec le film Sous surveillance, adapté d’un roman noir de Neil Gordon.