En mai 68, les conditions se trouvent réunies pour favoriser un renouvellement de la société. La subversion culturelle prônée par l'underground via sa musique, ses journaux, ses happenings, sa créativité, ses illusions, ses excès, ne va cesser de se développer en France durant la fin des années soixante et les années soixante-dix. C’est cette épopée bouillonnante, libertaire, parfois délirante et foutraque que raconte Serge Loupien. Une époque où le rock a pour noms Gong, Crouille Marteau, Magma, ou Fille Qui Mousse, où le jazz est incarné par les expérimentations de François Tusques, Bernard Lubat ou Jacques Berrocal, où la chanson résonne des textes de Pierre Barouh, Areski ou Brigitte Fontaine, où les festivals commencent à pulluler, et où un jeune cinéma, sur le même tempo que toutes ces joyeuses musiques, définit lui aussi les contours de nouvelles utopies.