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Orson Welles

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En partenariat avec Arte

Véritable mythe, Orson Welles aurait eu 100 ans le 6 mai dernier. Producteur d’émissions de radio, acteur, réalisateur, écrivain, scénariste, prestidigitateur, jeune premier devenu ogre, génie maudit d’Hollywood, mari de Rita Hayworth, Welles qui disait de lui-même : « J’ai commencé au sommet et après, je n’ai fait que descendre » est aujourd’hui encore considéré comme un des mètres étalon du cinéma. 100 ans, c’est l’occasion de redécouvrir les constellations d’un homme total et insaisissable, cinéaste fondamental et aventurier du XXe siècle.

Citizen Kane

Orson Welles
1941 -
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Othello

William Shakespeare
1604 -
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En tête-à-tête avec Orson (1983 – 1985)

Henry Jaglom , Orson Welles
2015 -
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La Soif du Mal

Henry Mancini
1958 -
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That Bad Eartha

Eartha Kitt
1953 -
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Magic in the Moonlight

Woody Allen
2014 -
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Histoire et dictionnaire de la tauromachie

Robert Bérard
2014 -
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Apocalypse Now

Francis Ford Coppola
1979 -
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Alphaville

Jean-Luc Godard
1965 - Studiocanal
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La Guerre des Mondes

Herbert George Wells
1898 -
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Le Roman d’un Tricheur

Sacha Guitry
1936 -
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Citizen Kane

Orson Welles - 1941 -

Pierre angulaire de la modernité cinématographique, Citizen Kane a longtemps été considéré comme le plus beau film du monde. Même s’il a été récemment détrôné par le Vertigo d’Hitchcock, le premier long-métrage d’Orson Welles, inspiré par la vie du magnat William Randolph Hearst, reste un objet ébouriffant, un train électrique bourré de trouvailles éblouissantes. Du fameux « Rosebud » au goût des métamorphoses de l’acteur Welles en passant par l’utilisation sidérante de la profondeur de champ, tout le génie d’un cinéaste profondément baroque est déjà entièrement palpable dans Citizen Kane.

Othello

William Shakespeare - 1604 -

L’ombre de Shakespeare plane sur la vie et l’œuvre d’Orson Welles, fasciné par l’univers grotesque, magique et profondément existentiel du dramaturge anglais. La légende veut qu’il ait mis en scène et interprété seul Le Roi Lear à l’âge de sept ans, tandis qu’il monte Macbeth en version haïtienne à Harlem à 21 ans. Mais c’est au cinéma que la passion shakespearienne de Welles va s’épanouir pleinement en particulier avec Othello, la plus belle de ses trois adaptations cinématographiques. Othello, Desdémone, Iago, déploient leurs passions et leurs intrigues dans l’architecture complexe d’Essaouira, au Maroc. Et l’une des plus grandes pièces de Shakespeare devient un des plus beaux films de Welles.

En tête-à-tête avec Orson (1983 – 1985)

Henry Jaglom , Orson Welles - 2015 -

Pendant les deux dernières années de sa vie, au milieu des années 80, Orson Welles a déjeuné chaque semaine avec son ami cinéaste Henry Jaglom. Les conversations étaient enregistrées et auraient dû constituer la matière d’une autobiographie du cinéaste. Finalement, elles donneront lieu, beaucoup plus tard, à ce En tête-à-tête avec Orson, livre de conversations atypique et foutraque mais totalement passionnant où Welles balance beaucoup de vacheries mais fait également un bilan lucide de sa vie en tentant de casser le mythe de son autodestruction.

La Soif du Mal

Henry Mancini - 1958 -

Dans La Soif du Mal, la musique d’Henry Mancini, entre rock n’roll et rythmes afro-cubains, est une pièce maîtresse qui contribue largement à la réussite du film noir majeur d’Orson Welles. C’est la première grande B.O. du futur auteur de « Moon River », encore sous contrat exclusif avec Universal, et, même si la légende veut que le cinéaste et le musicien se soient à peine rencontrés, le résultat est à la hauteur d’un film profondément musical et sonore qui longe la frontière américano-mexicaine avec un incomparable sens des climats moites et tordus.

That Bad Eartha

Eartha Kitt - 1953 -

Au début des années 50, Orson Welles découvre l’actrice-chanteuse Eartha Kitt et l’engage pour jouer le rôle de Hélène de Troie dans sa mise en scène théâtrale du Docteur Faustus de Christopher Marlowe. Il est fasciné par cette créature qu’il qualifiera de « femme la plus géniale du monde ». Très proches l’un de l’autre, ils n’auront pourtant pas d’histoire d’amour au sens classique du terme... Juste après, Eartha Kitt enregistre ses premiers albums parmi lesquels l’excellent That Bad Eartha où l’on peut retrouver sa version mythique de « C’est si Bon » ou encore la chanson de Cole Porter, « My Heart Belongs to Daddy », immortalisé quelques années par Marilyn Monroe dans Le Milliardaire de George Cukor.

Magic in the Moonlight

Woody Allen - 2014 -

Même si les liens entre Woody Allen et Orson Welles ne relèvent pas de l’évidence absolue, Magic in the Moonlight, l’avant-dernier film du New-Yorkais tisse un lien ténu entre les deux cinéastes. Welles était passionné de magie et de prestidigitation : il en a fait la matière de son dernier film, Vérités et Mensonges, et il aurait rencontré le grand Harry Houdini dans sa jeunesse. Or, le personnage de l’illusionniste dans Magic in the Moonlight est précisément inspiré par Houdini et ce n’est pas la première fois qu’Allen fraie avec ce genre de personnages... Et si, pour Woody comme pour Orson, le cinéma n’était qu’une forme de prestidigitation, un art de faussaire ?

Histoire et dictionnaire de la tauromachie

Robert Bérard - 2014 -

On ne le sait pas forcément mais Orson Welles avait une véritable passion pour la tauromachie qu’il avait contractée lors d’un séjour à Séville au début des années 1930. Il cherche même à devenir torero mais, après deux blessures au cou et à la cuisse, il renonce à cette carrière. Dans cette Histoire et dictionnaire de la tauromachie, remarquable ouvrage encyclopédique, on pourra retrouver les héros de la geste tauromachique que Welles aura tellement aimé et, notamment, son ami de toujours Antonio Ordonez, grand torero qui fascinait également cet autre aficionado qu’était Ernest Hemingway.

Apocalypse Now

Francis Ford Coppola - 1979 -

Un peu avant Citizen Kane, Orson Welles a eu le projet d’adapter Au Cœur des Ténèbres, la fascinante plongée de Joseph Conrad dans une Afrique fantôme. Le projet ne vit finalement pas le jour. Mais c’est à Francis Coppola qu’il reviendra, quarante plus tard, de mener une adaptation très personnelle du chef-d’œuvre de Conrad sous le nom d’Apocalypse Now. Même s’il est habité par les effluves de la guerre du Vietnam, le film de Coppola est wellesien par sa démesure et sa folie. La preuve : Coppola, barbu et bedonnant, a fini par devenir une réincarnation physique du maître Welles.

Alphaville

Jean-Luc Godard - 1965 - Studiocanal

Dans Alphaville, film de science-fiction très personnel, Godard a fait un certain nombre d’emprunts à Welles. D’abord, il a choisi le compositeur de Mr. Arkadin, Paul Misraki. Ensuite, il a récupéré pour le casting d’Alphaville un des acteurs mythiques du cinéma de Welles : Akim Tamiroff, figure excentrique d’Arkadin et de La Soif du mal. Et surtout, le film est totalement imprégné du style rapide et expressionniste du maître. En ce milieu des années 60, Godard était bien un des fils spirituels de Welles, comme, par exemple Roman Polanski ou, plus tard, Lars von Trier.

La Guerre des Mondes

Herbert George Wells - 1898 -

Bien avant d’être modernisé au cinéma par Steven Spielberg en 2005, le classique de Herbert George Wells, La Guerre des Mondes, a d’abord été adapté en 1938 pour la radio par le jeune Orson Welles. L’invasion de la terre par des Martiens franchement hostiles, prend, grâce au génie sonore de Welles, une dimension réaliste et effrayante qui provoqua chez les auditeurs éberlués une énorme panique devenue légendaire. C’était le premier coup de tonnerre d’un jeune prodige qui n’en restera pas là...

Le Roman d’un Tricheur

Sacha Guitry - 1936 -

Parmi les influences revendiquées par Orson Welles figure en tête de liste, Le Roman d’un Tricheur de Sacha Guitry. Flash-back, voix-off, caméra subjective, générique parlé, autant de procédés inaugurés par Guitry dans cette autobiographie drolatique d’un joueur et d’un menteur et repris par Welles dès Citizen Kane et dans la plupart de ses films suivants. La rencontre physique entre les deux monstres sacrés aura lieu un peu plus tard, dans la première moitié des années 50, puisque Sacha finira par confier à Orson le rôle de Benjamin Franklin dans Si Versailles m’était conté.

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