Jim Jarmusch a vu deux fées se pencher sur son berceau ; la fée cinéma et la fée rock’n’roll. Fort de ce parrainage, il pose ses valises d’étudiant à New York dans le milieu des années 70. La ville qui ne dort jamais est alors le creuset d’une formidable force créatrice d’où émergeront le graff’, la peinture de Basquiat, celle de Keith Haring, le rap, la culture hip-hop, The Talking Heads, The Lounge Lizards, The Ramones, Blondie, Chic… et des centaines d’autres. Le cinéma de Jim Jarmusch se nourrit de ce bouillonnement et les personnages aux allures de dandy que l’on croise dans les grandes métropoles en sont la marque de fabrique. On les retrouve dès son premier film Permanent vacation, en 1980, puis dans Stranger than paradise, Caméra d’or au Festival de Cannes en 1984. La sortie de son nouveau film Only lovers left alive est l’occasion de replonger aux sources de son treizième long métrage sur les écrans le 19 février prochain.