Le recueil des Lettres choisies, d’Allen Ginsberg qui vient d’être publié et accompagne l’exposition du Centre Pompidou de Metz nous rappelle l’importance qu’a eu la Beat Generation, ce mouvement qu’on ramène parfois un peu rapidement aux beatniks. Il faut garder à l’esprit comment Kerouac, Burroughs et Ginsberg – pour ne citer qu’eux – ont, dans les années cinquante, dynamité la littérature américaine et fait souffler un vent nouveau en parlant crûment de drogues, d’homosexualité, d’union libre… en inventant le cut-up et des poèmes qui brassaient des influences de tous les horizons, pour finir par faire craquer le vernis de l’american way of life.