Voyage au bout de la nuit
Louis-Ferdinand Céline
Folio
1932
Au moment où je découvre Céline, je suis à un moment où je voue un culte à Flaubert et à sa langue. Je voulais faire du Flaubert mais je ne m’en sortais pas. Quand je découvre Céline, je découvre qu’on a le droit d’écrire comme ça. Comme si une instance planait au-dessus de ma tête et me distribuerait des droits. Là où avec d’autres auteurs je me sentais disqualifié, avec Céline et son emploi de l’oralité, de la crudité, de la cruauté aussi, je me suis senti invité. Avec Céline j’ai trouvé une liberté dans l’écriture.
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