Avec Fief, son premier roman (prix du Livre Inter 2018), David Lopez avait secoué les lecteurs avec un emploi du langage parlé tel qu’on le pratique – au sens où un musicien pratique son instrument – dans un coin trop éloigné d’une grande ville pour être une banlieue, mais trop près d’une banlieue pour être à la campagne. Des endroits où on s’ennuie beaucoup. “ Je viens d’un milieu où on traîne dehors, où il faut avoir de la répartie sous peine d’être terminé. Ça développe un jeu avec la langue. Je n’aime pas quand le texte à l’air de s’expliquer lui-même. Je préfère prendre le risque de ne pas être compris au prix d’une esthétique plus poétique, dans laquelle le lecteur a plus de place. ” À l’occasion de la publication de son nouveau roman Demi-Lune au soleil, David Lopez nous a livré sa sélection.