Robinson Crusoé
C’est le livre que j’ai lu le plus de fois, sans compter les “robinsonnades” comme L’empreinte à Crusoé de Patrick Chamoiseau, Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier, et d’autres. J’aime beaucoup ces histoires de survivalisme, d’îles désertes, de piraterie. Conséquence, je me suis aussi beaucoup interrogé sur l’intériorité de l’homme seul. Quand j’ai écrit Fief, l’intériorité de mon personnage, quand il se retrouvait seul, m'intéressait moins parce qu’il ne se construit qu’à travers les autres. Seul, il se retrouvait comme un poisson qui se regarde nager dans son aquarium. Dans Robinson, son intériorité se construit à travers le fait qu’il est outillé. On oublie trop souvent qu’il a énormément d’outils à sa disposition qu’il récupère dans son épave, et que cet outillage va faire de lui un bâtisseur. Il va se bâtir un monde dans lequel il est le seul à pouvoir vivre. C’est un homme seul qui fait société.
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