Ping Pong
Taiyo Matsumoto
Delcourt
1996
Ping Pong n’est pas un manga shonen à la façon de One Piece par exemple, et que j’adore par ailleurs. C’est plus un manga d’auteur, à la fois très japonais mais aussi plus personnel, elliptique. Matsumoto est quelqu’un qui sait très bien dessiner le silence, l’enfance aussi. Si le sport est souvent central dans les mangas, dans Ping Pong on est dans quelque chose de l’ordre de l’existentiel, avec un personnage central extrêmement doué mais pour lequel vaincre son adversaire, le dominer, c’est lui faire du mal. Pour lui, il y a comme une obscénité à vouloir gagner, et par conséquence un renoncement à la vie héroïque. Il y a une telle délicatesse dans la narration de Ping Pong que c’est profondément poétique.
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