Dès l’âge de quatre ans, pour lutter contre des premiers troubles, Antonin Artaud est bourré de médicaments, de drogues et subit des traitements à l’électricité, méthode qui préfigure les électrochocs. À vingt ans, il a déjà fait plusieurs séjours dans des institutions de soins. En 1937, à la fin d’une carrière artistique marquée, entre autres, par l’invention du Théâtre de la cruauté, et son compagnonnage avec les surréalistes, Artaud est déclaré « dangereux pour l'ordre public et la sûreté des personnes » et passe d’institution en institution, dont celle de Rodez où, de février 1943 jusqu'à sa sortie en 1946, Artaud écrira à son médecin, qu'il voit cependant chaque matin, près de cinquante lettres.