Julio Cortázar, argentin, parle beaucoup de l’Amérique du Sud. Dans ce recueil, il y a des textes rédigés contre les dictatures, et une nouvelle que j’aime beaucoup d’un combat de boxe organisé par Alain Delon entre Carlos Monzón et José Nápoles. Au commencement, on pense que le drame se joue sur le ring et puis on comprend qu’il se joue en fait dans la salle entre deux hommes qui ont à voir avec l’espionnage. Cortázar est un fabuleux narrateur qui ne cherche pas à être aussi cultivé que Borgès. Il est plus concerné par la vie au quotidien. C’est un des recueils de nouvelles les plus importants pour moi avec La Ronde et autres faits divers de Le Clézio.