En décembre vont ressortir tous les films du cycle Doinel/Truffaut. François Truffaut c’est l’homme-cinéma qui m’a donné envie de faire du cinéma. C’est le cinéaste avec lequel j’aurais rêvé de passer un après-midi, une journée, une semaine. Je l’ai approché une fois, je l’ai salué mais je n’ai pas voulu le déranger, je regrette encore de ne pas l’avoir fait. C’était quelques mois avant sa disparition. C’est un cinéaste avec lequel je dialogue tout le temps, comme lui dialoguait avec ses fantômes. C’est quelqu’un qui manque au cinéma, dont la disparition, comme a dit Godard, a cassé tout un équilibre dans le cinéma français. Il faut lire les entretiens Hitchcock-Truffaut. Il faut revoir en salle Baisers volés, et aussi Les quatre cents coups, qui est un film inouï. Ça fait partie des classiques qu’on croit connaître mais qu’il faut revoir encore et encore.