“Le duo, né chez les Deschiens des Deschamps, a accepté la joyeuse tâche de rendre hommage à Brassens en l’interprétant au sens théâtral, en les jouant comme les saynètes qu’elles sont depuis toujours. La musique ne disparaît pas, cela n’aurait que peu d’intérêt étant donné le talent mélodique de Brassens, mais elle se fait joueuse grâce à Antoine Sahler. Bruits de la ville, piano, chats et (des)chiens, synthétiseurs, claquements de doigts, trompettes (de la renommée) et même sample, dans un émouvant écho entre le classique Strange Fruit, de la grande Billie Holiday, et « les grappes de fruits inouïs » du Verger du roi Louis, avec ses chapelets de pendus. Le choix de reprises souligne très justement la cohérence des grandes idées qui traversent son œuvre (...) : la générosité, l’hospitalité, la dénonciation du vernis social, des jalousies et petitesses, ses truculences. Ses saines colères, enfin, comme dans La Complainte des filles de joie, où l’on imagine Yolande Moreau rouler les yeux autant que les r, histoire de remettre l’honneur à sa vraie place : sur le trottoir.” Télérama