J'ai découvert ce sculpteur dans un petit musée du Caire, sorte d’oasis au milieu d’une ville complètement folle. Outre qu’il est aussi peintre, ce que j’aime particulièrement chez Adam Henein c’est la façon dont il perpétue l’art égyptien dans son œuvre. Les chats, les oiseaux, toutes ces figures que l’on trouve dans les hiéroglyphes ou sur les murs des temples. J’aime particulièrement ses œuvres monumentales, les pierres. Dans le jardin du musée, il y a par exemple cette grande barque funéraire sur laquelle il a disposé des figures, des têtes, des bustes, des figures d’oiseaux. Adam Heinen a passé une vingtaine d’années en France et on retrouve des influences du surréalisme ou de Brancusi. Ce qui me touche, c’est de rendre sensible, dans une œuvre contemporaine, la résonance spirituelle d’une tradition archaïque.