Toute sa carrière dans la presse, à la radio, à la télévision ou sur scène (on ne l’a pas vu au cinéma) Pierre Desproges a mélangé au mieux les registres de l’absurde et de l’humour noir. Un style provocateur, anticonformiste, mais qui parfois pouvait être bienveillant et surtout très littéraire. Moins frontalement politique que son complice Guy Bedos, le nazisme, l'antisémitisme et les autres formes de racisme ou de fascisme sont des thèmes récurrents, comme le cancer (qui finira par l’emporter en 1988) ou la mort. “S'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans ?”