Près de vingt ans après son suicide à l’âge de 62 ans, Guy Debord entre au panthéon de la Bibliothèque nationale de France. Statufié, le maître à penser du situationnisme ? Bien au contraire, car l’installation qui lui est consacrée jusqu’au 13 juillet, intitulée Guy Debord, un art de la guerre, fait (re)découvrir la complexité de ce révolutionnaire qui préférait se définir en « stratège » de la lutte contre ce qu’il baptisa « la société du spectacle ». Penseur individualiste et activiste d’une vaste nébuleuse internationale, écrivain au style classique et cinéaste d’avant-garde, Debord avait mille facettes…