« L’amateur d’énigmes à la Sherlock Holmes n’y trouvera pas souvent son compte », annonçait Marcel Duhamel lorsqu’il créa la Série Noire, en 1945. Un titre de collection trouvé par Jacques Prévert, une couverture dessinée par Picasso, et une passion assumée pour la littérature de mauvais genre et des bas-fonds, immorale et subversive : la Série Noire devient le reflet des désordres de la société, de ses perversions et de ses hypocrisies. Plus de 2880 romans plus tard, elle ne cesse de révéler de nouveaux talents. L’occasion, alors que se tient à Lyon, du 27 au 29 mars, le festival Quais du Polar, de vérifier ce qu’en disait Jean-Patrick Manchette : « Duhamel a inventé la grande littérature morale de notre époque. ».