Les années soixante et la Californie fascinent toujours. Elles restent le symbole d’une liberté totale où tous les espoirs étaient permis, l’époque des grands slogans utopiques, des expériences sous acides, des grandes manifestations libératoires, des festivals pop. Et puis arrivent 1969, Charles Manson, Ronald Reagan, Nixon. La gueule de bois, le retour de bâton, la fin du rêve américain et le retour à la normalité. C’est ce point de bascule entre deux époques qui sert de toile de fond au film de Paul Thomas Anderson avec un Joaquin Phoenix au meilleur de sa forme.