Alors que la guerre avait longtemps été une affaire d’aristocrates et de mercenaires, les campagnes napoléoniennes en font un phénomène de masse, qui touche aussi les populations extérieures aux combats. Dans les années 1810, la péninsule ibérique est ainsi le théâtre d’exactions françaises dénoncées en gravure par Goya, auxquelles répondent les horreurs commises par la « résistance » anglo-portugaise menée par Wellington. A Waterloo, cela se terminera en une boucherie (environ 10 000 tués et 40 000 blessés sur 140 000 hommes engagés) qui annonce de futures tueries.