C’est le récit a posteriori des années que Thoreau a passées dans une cabane près du lac Walden, non loin de Concorde. Franchement, c’est un livre génial. Il y a ces passages sur les bois environnants, mais il y a surtout ces réflexions très concrètes sur comment on habite un lieu, quelles relations on a avec ce lieu, avec nos semblables.
Il y a aussi, alors qu’il est en pleine nature, son enthousiasme pour le commerce, son émerveillement quand il voit passer un train de marchandise. Il réfléchit sur la question de la pauvreté, sur la condition du travail manuel… Tout est très technique, parfois un peu ardu, notamment quand il témoigne de son économie ; qu’est-ce que lui a coûté tel matériau de construction, le temps qu’il y a passé à construire sa cabane.
C’est une sorte de traité de philosophie pratique très radical. C’est un livre, pendant que je le lisais, que j’avais beaucoup de plaisir à retrouver. J’avais l’impression d’aller le retrouver dans sa cabane, de passer du temps avec lui. C’est un livre très rigoureux, dans lequel il y a beaucoup d’outils de pensée pour aujourd’hui.