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Vive le Roy !

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Après Andy Warhol, Roy Lichtenstein est indubitablement l’artiste le plus reconnaissable du pop art. Dans les années soixante, ses toiles grand format aux couleurs vives, qui reproduisent les héros virils, les demoiselles en détresse et les dialogues clichés de l’âge d’or de la bande dessinée américaine, trouvent un succès immédiat. Il produit ensuite la série Still life paintings, qui cite les grands maîtres modernes comme Cézanne, Picasso et Léger. De tels emprunts, vus par certains comme des commentaires ironiques, ont mené d’autres à l’accuser de plagiat. Artiste ingénieux ou copiste stérile ? Le débat reste ouvert.

Merz et Moticos

Kurt Schwitters , Ray Johnson
2012 - Lienart
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Jeu de massacre

Alain Jessua
1967 -
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Encyclopédie DC Comics

Scott Beaty, Phil Jimenez
2005 - Semic Archives
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Duchamp du Signe

Marcel Duchamp
1975 - Champs Arts
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Comment faire un happening

Allan Kaprow
2011 - Editions Le clou dans le fer
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Robert Rauschenberg, Œuvres, écrits, entretiens

Sam Hunter
2006 - Hazan
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Roy Lichtenstein

Roy Lichtenstein
Du 3 juillet au 4 novembre 2013 - Centre Pompidou
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Œuvres, tome III

Walter Benjamin
1935 - Folio essais
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Flesh, Trash, Heat

Paul Morrissey
1968, 1970, 1972 - Carlotta Films
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Certains l’aiment chaud

Billy Wilder, Marilyn Monroe
1959 -
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It Came from Kuchar

Jennifer M. Kroot
2009 -
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The Velvet Underground & Nico

The Velvet Underground
1967 -
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Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band

The Beatles
1967 -
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Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?

William Klein
1966 - Arte Vidéo
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Le Pop art

Marco Livingstone
2000 - Hazan
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Merz et Moticos

Kurt Schwitters , Ray Johnson - 2012 - Lienart

Ayant vu un nouveau monde se reconstituer avec les fragments de l’ancien, anéanti par la Première Guerre mondiale, Kurt Schwitters applique ce principe à ses peintures, collages, sculptures, installations, et à sa poésie sonore. Considéré comme un artiste « dégénéré » par les nazis, il est forcé de fuir en Norvège en 1937, puis au Royaume-Uni en 1940. Ses efforts énergiques et quasi obsessionnels pour recréer un monde cohérent à l’aide de tickets de bus usagés, pages déchirées de journaux et objets trouvés, sont profondément émouvants, et culminent dans la tentative échouée de construire un environnement sculptural complet (Merzbau) dans chacun des pays où il a vécu.

Jeu de massacre

Alain Jessua - 1967 -

Bien qu’il ait laissé derrière lui une œuvre d’une intelligence et d’une originalité remarquables, l’écrivain et réalisateur Alain Jessua reste injustement sous-évalué. Jeu de massacre est un sublime film pop acerbe et acidulé, dont le personnage principal est un scénariste de BD cynique et égocentrique. Alors qu’il commence à travailler sur une nouvelle BD avec sa femme illustratrice, les frontières entre réalité et fiction se mettent à s’effacer. Inventif et plein d’esprit, le film a le ton détaché et ironique si typique de Jessua. Les BD sont dessinées par Guy Peellaert, connu pour ses albums Pravda et Rock Dreams, et pour ses pochettes de disque pour David Bowie et les Rolling Stones.

Encyclopédie DC Comics

Scott Beaty, Phil Jimenez - 2005 - Semic Archives

La création de DC Comics et sa publication des aventures du super-héros le plus célèbre, Superman, en 1938, marquent le début de l’âge d’or de la bande dessinée américaine. À l’âge d’argent, de 1956 à 1970, DC Comics modernise ses héros et publie All-American Men of War, une série de BD sur les soldats américains pendant la Seconde Guerre mondiale, citée dans Whaam !, un des tableaux les plus célèbres de Lichtenstein. Les grands illustrateurs de la période, notamment Jack Kirby, Mike Sekowsky et John Romita, figurent parmi les sources d’inspiration dans lesquelles Lichtenstein a largement puisé.

Duchamp du Signe

Marcel Duchamp - 1975 - Champs Arts

Faisant table rase du passé avec Dada, Marcel Duchamp est une figure unique qui a redéfini l’art à travers des gestes de révolte iconoclastes, violents et ludiques contre les conventions artistiques. Rejetant la « peinture rétinienne », Duchamp cherche à séparer l’art des notions de bon goût et de valeur esthétique, ce qui le mène à développer ses ready-made, objets du quotidien (peigne, règle, ampoule) qui deviennent des objets d’art plus ou moins « aidés ». Intégrant hasard, jeux de langue et procédés mécaniques, il ouvre des voies radicalement nouvelles qui mèneront plus tard au pop art, op art, hyperréalisme, art conceptuel, etc.

Comment faire un happening

Allan Kaprow - 2011 - Editions Le clou dans le fer

Plus intéressé par le processus de création que par l’œuvre finie, l’artiste américain Allan Kaprow, inspiré par John Cage, crée le happening à la fin des années cinquante. Ce n’est pas une idée nouvelle, puisqu’elle se place dans la droite lignée des expérimentations du Cabaret Voltaire de Dada à Zurich et des surréalistes à Paris, mais Kaprow lui donne un nom et la développe. Dans ses happenings, qui ont eu beaucoup d’influence sur les artistes de son époque (notamment son collègue à Rutgers University, Roy Lichtenstein), Kaprow cherche à effacer les limites entre art et vie, artiste et spectateur.

Robert Rauschenberg, Œuvres, écrits, entretiens

Sam Hunter - 2006 - Hazan

Précurseur du pop art, Robert Rauschenberg a été le collaborateur de John Cage et de Merce Cunningham dans leurs performances musicales, théâtrales et chorégraphiques dans les années cinquante, voisin de Jasper Johns, et ami de Marcel Duchamp dans les années soixante. Il est l’artiste de sa génération qui combine dans son œuvre le plus d’éléments hétérogènes, de matériaux et techniques diverses et de traditions artistiques, continuant ainsi la remise en question des limites de l’art amorcée par Dada. Cherchant l’universalité, il tente d’unir art, culture et science dans une représentation complexe de la vie.

Roy Lichtenstein

Roy Lichtenstein - Du 3 juillet au 4 novembre 2013 - Centre Pompidou

Après Chicago, Londres et Washington, c’est au tour de Paris d’accueillir cette vaste rétrospective qui vise à démontrer l’inventivité et la variété de l’œuvre de Roy Lichtenstein, au-delà de ses créations pop. Rassemblant plus d’une centaine de tableaux, sculptures et estampes, cette exposition tente de redéfinir Lichtenstein comme un artiste « postmoderne » qui réévalue l’histoire de l’art et ses traditions, tels le nu ou la nature morte, en reproduisant les éléments les plus reconnaissables des grands mouvements modernes comme le cubisme et le surréalisme dans ses tableaux. Exposition au Centre Pompidou.

Œuvres, tome III

Walter Benjamin - 1935 - Folio essais

Écrit en 1935, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, du philosophe allemand Walter Benjamin, reste un texte incontournable de la réflexion sur l’histoire de l’art. Pour Benjamin, l’apparition de nouvelles techniques de reproduction oblige à une transition vers un nouveau mode de perception de l’œuvre d’art. Il examine les conséquences multiples de la reproduction de masse, qui rend l’œuvre plus accessible, mais détruit le caractère unique de l’œuvre et les traditions culturelles. Dans une analyse fine et complexe, Benjamin ne regrette pas cette perte, mais y voit la possibilité d’une utilisation révolutionnaire de l’art.

Flesh, Trash, Heat

Paul Morrissey - 1968, 1970, 1972 - Carlotta Films

Dans son usine artistique, Warhol développe des stratégies de production qui lui permettent d’estampiller de son nom des objets manufacturés par d’autres. C’est ainsi qu’à la fin des années soixante il se met à « présenter » une série de films underground écrits et réalisés par Paul Morrissey. Interprétés par les superstars alternatives fabriquées dans la Factory de Warhol, notamment Joe Dallesandro et Candy Darling, Flesh, Trash et Heat allient spontanéité, monde trouble des bas-fonds de New York, prostitution, drogue, sexe et références à Hollywood avec un mélange détonnant d’inaptitude déroutante et d’audace subversive.

Certains l’aiment chaud

Billy Wilder, Marilyn Monroe - 1959 -

Cette comédie étincelante de Billy Wilder traite de l’ambiguïté sexuelle et satirise l’hypocrisie sociale avec un humour cinglant. Deux musiciens (Jack Lemmon et Tony Curtis) sont forcés de fuir Chicago après avoir été témoins du massacre de la Saint-Valentin. Leur seule option est un orchestre féminin en route pour la Floride. Ils se déguisent en femmes, mais les choses se compliquent lorsqu’ils tombent amoureux de Sugar Kane (Marilyn Monroe) alors qu’un millionnaire se met à courtiser Lemmon, et que les gangsters réapparaissent. La présence charnelle de Marilyn Monroe, la prestation géniale de Tony Curtis et Jack Lemmon en travestis, l’ingéniosité du scénario, et les superbes dialogues en font un grand classique du cinéma.

It Came from Kuchar

Jennifer M. Kroot - 2009 -

Figures à part du cinéma underground américain, les frères jumeaux George et Mike Kuchar commencent à faire des films dans les années cinquante, imitant les mélodrames hollywoodiens sur la caméra 8mm de leur tante. Leurs films associent talent visuel, humour délirant, érotisme loufoque et références à Hollywood. Parmi les plus connus on compte Hold Me While I’m Naked (1966), un court métrage hilarant et anarchique sur un réalisateur essayant de tourner un film porno. Dans un autre de leurs « classiques », Sins of the Fleshapoids (1965), des androïdes se mettent à avoir des sentiments et se révoltent contre leurs maîtres humains, ce qui donne lieu, naturellement, à une orgie. Un documentaire essentiel pour les fans de John Waters.

The Velvet Underground & Nico

The Velvet Underground - 1967 -

Le premier album du légendaire groupe new-yorkais, « produit » par Andy Warhol, est un flop commercial et critique à sa sortie en 1967. Combinant de manière inédite mélodies pop, instrumentation expérimentale de John Cale (influencé par La Monte Young et John Cage), charme nébuleux de l’ex-mannequin et chanteuse allemande Nico, paroles sombres de Lou Reed décrivant drogue, prostitution, masochisme et monde étrange de la Factory, sans oublier la célèbre banane d’Andy Warhol sur la pochette, c’est un des albums les plus riches et novateurs de l’histoire du rock ainsi qu’un des hybrides pop les plus fascinants.

Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band

The Beatles - 1967 -

Pour leur huitième album studio, les Fab Four explorent le style psychédélique qui en est à ses débuts et développent une approche plus expérimentale, produisant un des albums rock les plus influents. De manière plutôt appropriée, la pochette de l’album est l’œuvre la plus connue de l’artiste pop anglais Peter Blake, créée en collaboration avec sa femme, Jann Haworth. Dans ce collage bariolé, les Beatles apparaissent comme le groupe fictif Sgt Pepper, vêtus d’habits militaires fluo et entourés d’écrivains, de musiciens, de stars du cinéma et de gourous indiens, parmi lesquels on trouve Bob Dylan, Marilyn Monroe, Sigmund Freud, Edgar Allan Poe, Lewis Carroll, Karl Marx, Stan Laurel et Oliver Hardy.

Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?

William Klein - 1966 - Arte Vidéo

Se présentant comme un documentaire sur un mannequin (Dorothy McGowan, véritable mannequin pour Vogue, Elle, etc.), Qui êtes-vous, Polly Maggoo ? est une satire absurde et joyeusement chaotique du monde de la mode, des médias, et des films d’art et d’essai prétentieux. Réalisé en 1966 par William Klein, photographe pour Vogue, et inspiré par l’op art, avec un générique conçu par Roland Topor, c’est un pur film pop, mêlant art et consommation, fiction et réalité, critique de l’obsession moderne du nouveau et célébration des innovations visuelles de l’époque, dans un cocktail léger et irrévérent, décousu et divertissant.

Le Pop art

Marco Livingstone - 2000 - Hazan

Le pop art commence en Angleterre au début des années cinquante, sous l’impulsion de Richard Hamilton et d’Eduardo Paolozzi, le premier artiste britannique à produire des collages composés de bandes dessinées, pages de magazines et publicités. Outre-Atlantique, Jasper Johns et Robert Rauschenberg introduisent les thèmes et techniques qui seront développés par Lichtenstein, Rosenquist et Oldenburg. Des deux côtés, les artistes pop explorent les transformations de l’art sous l’influence des nouveaux médias et des innovations technologiques de la culture de masse, ainsi que son rôle changeant dans la société moderne.

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